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nuit - Page 4

  • "Bonne nuit Punpun Tome 1" d'Inio Asano

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    Punpun est un jeune garçon matérialisé dans le corps d'un oiseau par son dessinateur Inio Asano. Punpun est un garçon ordinaire qui va à l'école et qui tombe tout de suite amoureux de la nouvelle de la classe : Aïko. A la maison ce n'est pas tout beau tout rose puisque son père a violemment tabassé sa mère, qui se retrouve à l'hopital. Un peu perdu, Punpun se met à rêver d'un autre avenir...

    Un petit manga, ça faisait longtemps, mais pas n'importe lequel ! Je suis tombée sur un manga particulier et étrange. Je ressors de cette lecture avec l'impression que les éléments se sont enchainés à une vitesse folle et je ne suis pas tout à fait sûre d'avoir tout bien compris. C'est pourquoi cette chronique pourra sembler un peu décousue...

    Déjà le fait que Punpun soit un oiseau et les autres personnages des humains m'a destabilisé dès le départ. Puis petit à petit, je comprends le rôle principal de Punpun et que cela permet de le distinguer des autres personnages et de le mettre en avant.
    Punpun est à un passage de sa vie important, puisqu'il rentre lentement mais surement dans la puberté. Il ne parle pas beaucoup mais préfère rêver et observer les autres.

    Les personnages adultes sont complètement barrés et loufoques. A mon avis, le mangaka a voulu placer les enfants, surtout Punpun, au centre de ce manga et laisser une part secondaire aux adultes.
    Punpun invoque à quelques moments Dieu, qui se matérialise par un black rasta, qui ne l'aide pas forcément beaucoup. Cela m'a complétement surprise et j'avoue ne pas avoir trouvé de sens à cela...

    Différents thèmes apparaissent dans ce manga, notamment la violence conjugale par les parents de Punpun, mais aussi l'amour lorsque Punpun s'éprend d'Aïko.

    Malgré sa couverture jaune canari qui pourrait attirer l'oeil des plus jeunes, je pense que ce manga est réservé aux adultes.

    La fin de ce premier tome amène à vouloir enchainer sur le 2e tome afin de découvrir ce qu'il adviendra de Punpun et de ses amis. Malgré tout je ne pense pas continuer cette saga, car l'univers spécial et décalé de cet auteur ne me convient pas personnellement...

    J'ai lu ce manga dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio. Je remercie donc Babelio et les éditions Kana pour l'envoi et la découverte de ce manga !

  • "Ma nuit d'amour" de Frédérique Deghelt

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    Une jeune fille de quinze ans tombe amoureuse du frère d'une de ses copines. Plus âgé qu'elle, il lui promet une nuit, rien qu'à deux, pour faire l'amour. La jeune fille s'emballe, mais ses espoirs retombent lorsqu'elle l'aperçoit à la terrasse d'un café avec une fille de son âge. Elle se sent trahie et s'interroge beaucoup ...

    Frédérique Deghelt fait partie de mes auteures chouchoutes et je suis toujours ravie de lire un de ses livres. Il s'agit ici d'un très court roman jeunesse, plus adapté à la lecture à voix haute, comme il est indiqué par l'éditeur.
    Pourtant ici, je n'ai pas eu de coup de coeur. J'ai bien évidemment retrouvé le style particulier de l'auteure mais je n'ai pas adhéré à cette courte histoire. Pour moi, le fin est trop prévisible et je pense que j'imaginais autre chose ou peut être que j'en attendais trop...
    Néanmoins, j'ai aimé connaître les pensées et les interrogations de la jeune fille. Je pense que la première fois est vraiment quelque chose de spécial, d'unique et ne doit pas être pris à la légère. L'auteure fait très bien ressortir tout ça, malgré tout j'ai trouvé que ça tournais un peu trop en rond...

    Bref, une lecture assez mitigée ...

  • "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

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    L'auteure, Delphine de Vigan, décide d'écrire sur sa mère Lucile, morte dans son lit, il y a un peu plus de 12 ans. Elle y parvient grâce aux lettres, photos et interviews de son père et de ses oncles et tantes. Elle est aussi consciente en tant qu'écrivain, qu'il ne s'agit pas d'un thème nouveau dans la littérature et que plusieurs écrivains s'y sont risqués avant elle.
    Delphine de Vigan nous explique aussi grâce à quelques chapitres par ci par là, comment elle a écrit ce livre, comment elle y est parvenu, les différentes étapes, ses propres doutes et questionnements. Et c'est bien normal vu le lot de tragédies et de drames qu'il y a eu dans cette famille : accident mortel, inceste (?), folie, alcool et drogues, ...

    J'avais beaucoup aimé "Les heures souterraines" de cette auteure, j'avais donc hâte de découvrir son nouveau livre. Delphine de Vigan a une belle écriture et une façon d'écrire assez touchante et émouvante.
    On y retrouve toujours un peu d'elle (même si là elle parle essentiellement de sa mère) ce qui évoque une touche d'authenticité et que j'apprécie beaucoup.
    Cette lecture fait forcément réfléchir, j'ai d'ailleurs plein de fois penser à ma relation avec ma mère et ma famille en général. Je me suis même dis que cela ne devait vraiment pas être facile pour elle de livrer une histoire aussi personnelle, publique. Alors chapeau ! 
    Un roman intimiste qui mérite largement ses prix (Prix Fnac et Prix France Télévision, si je ne me trompe pas !).

    Petites citations pour la route : "Je perçois chaque jour qui passe combien il m'est difficile d'écrire ma mère, de la cerner par les mots, combien sa voix me manque."

    "Lucile est devenue cette femme fragile, d'une beauté singulière, drôle, silencieuse, souvent subversive, qui longtemps s'est tenue au bord du gouffre, sans jamais le quitter tout à fait des yeux, cette femme admirée, désirée, qui suscita des passions, cette femme meurtrie, blessée, humiliée, qui perdit tout en une journée et fit plusieurs séjours en hopital psychiatrique, cette jeune femme inconsolable, coupable à perpétuité, murée dans sa solitude."

    "J'écris Lucile avec mes yeux d'enfant grandie trop vite, j'écris ce mystère qu'elle a toujours été pour moi, à la fois si présente et si lointaine, elle qui, lorsque j'ai eu 10 ans, ne m'a plus jamais prise dans mes bras."