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21/12/2014

"Lettres mortes" de Robert Allison

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En pleine seconde guerre mondiale et dans le désert libyen, un soldat vient d'avoir un accident de moto. A côté de lui, un sac rempli de lettres de soldats. Il ne se souvient de rien, ni de ce qui vient de se passer, ni de son nom ou prénom. Alors qu'il pense que sa dernière heure vient d'arriver, il est recueilli par un groupe de déserteurs...

Le résumé de ce livre m'avait attiré car il présentait l'histoire d'un jeune soldat ayant perdu la mémoire et qui se permet d'emprunter l'identité d'un soldat après avoir lu une de ses missives. J'ai alors cru que nous allions avoir un roman sur la quête de l'identité de ce soldat avec en prime la lecture des lettres qu'il devait transmettre. Or il n'en ai rien ou alors très peu.

Certe nous nous trouvons en plein désert dans une période sombre de l'histoire : la seconde guerre mondiale. Le jeune soldat ne sait plus qui il est et va devoir survivre de ses blessures aux côtés de cinq hommes aussi différents les un des autres. Ces déserteurs ont chacun leur particularité : médecin toxicomane, haut placé dans l'armée, canadien ou encore ennemi de guerre. 
Nous découvrons ces personnages à travers leur avancée dans le désert. Ils vont devoir se cacher et parfois combattre. L'auteur nous démontre alors la survie mais également la solitude des soldats.

Alors que le résumé se focalise sur le personnage du jeune soldat devenu amnésique, je pensais le retrouver en tant que narrateur. Or, l'auteur préfére nous laisser avec un narrateur complètement omniscient et nous présente le jeune soldat comme le motocycliste. Du début à la fin, il restera nommé ainsi. J'ai trouvé ce principe assez froid. Impossible de s'identifier à ce personnage ou même de comprendre ses gestes ou ses décisions.

Vous l'aurez assez vite compris, ce livre m'a laissé de glace. Je me suis rapidement ennuyée... Je n'aime pas dire du mal d'un livre, mais il faut dire que l'histoire était prometteuse mais au final, j'ai été déçue par ce roman. Je n'ai pas adhéré à ce groupe d'hommes. Je n'ai pas toujours compris leurs choix et le style de l'auteur ne m'a pas davantage enthousiasmé. Malgré quelques rebondissements qui m'ont redonnés espoir, la lecture m'a semblé trop longue...
En tout cas, je trouve la couverture superbe et elle colle assez bien à l'histoire.

Bref, une lecture décevante malgré un synospis prometteur... dommage !

Je remercie les éditions Denoël !

Petite citation pour la route : "Des hommes d'une si piètre étoffe qu'ils se trouvent dans l'immensité du désert que le besoin de s'isoler du monde."

17/12/2014

"Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi" de Jean-Christophe Rufin

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L'académicien Jean-Christophe Ruffin nous livre son parcours d'Hendaye jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle.

A travers différentes anecdotes, le lecteur se sent complètement intégré au voyage de l'auteur. De sa décision de faire le chemin à son arrivée à Compostelle, nous le suivons pas à pas.

N'ayant pas "fait le chemin" et n'ayant pas forcément l'intention de le faire, il faut dire que je ne suis pas une grande marcheuse, on peut se demander pourquoi j'ai choisi de lire un tel livre. Je précise que j'ai croisé plusieurs fois ce livre, que ce soit au boulot (ma chef m'en a dit le plus grand bien) ou encore sur la blogosphère, notamment grâce à Stellade, du coup je me suis décidée lorsque ce titre est sortie en poche !

J'ai appris énormément de choses : l'obtention du credencial (le petit document obligatoire pour recevoir les différents tampons sur le parcours), la préparation que nécessite ce genre de randonnée ou encore les diverses difficultés rencontrées. En effet, l'auteur nous fait part des côtés un peu négatif du chemin de Saint Jacques : le manque de sommeil, les ronfleurs rencontrés dans les auberges, la météo pas toujours très clémente, la solitude, ...

Mais à côté de ces désagréments, l'auteur nous livre une véritable réflexion : sur l'image du pèlerin (le côté pauvre qui ressurgit), la religion au cœur du chemin, les rencontres que l'on peut faire tout au long du parcours, l'influence du chemin sur sa personne, ... et bien d'autres !

Rassurez-vous, ce livre se lit très bien et n'est pas du tout ennuyeux. L'auteur sait nous distraire tout au long de la lecture, il sait relever notre niveau d'attention et le rythme suit de lui même.

J'ai aimé avoir eu l'impression de faire ce voyage au côté de Jean-Christophe Rufin. Certes il nous décrit le chemin d'un point de vue physique et moral, mais nous avons également les différentes étapes du chemin (San Sébastian, Bilbao, Santander, les Asturies, Galice...). J'ai lu ce livre en hiver et je dois dire que ça m'a donné envie d'être en été et de marcher sur les traces des pèlerins de Saint-Jacques !

Bref, l'auteur nous livre une expérience personnelle dont beaucoup ont déjà fait l'expérience !

Je remercie les éditions Folio !

09/12/2014

"L'oiseleur" de Max Bentow

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L'inspecteur Nils Trojan est tourmenté. Il est victime d'angoisse et doit donc régulièrement consulté une psy. De plus, à son boulot, un nouveau sérial killer commence à faire parler de lui. Il tue uniquement des jeunes femmes blondes et leur laisse en présent un oiseau mort et déplumé. Trojan s'occupe de cette affaire mais il ne cesse de s'inquièter pour sa psy, jolie et blonde...

Ayant adoré l'un des derniers thrillers des éditions Denoël (A mains nues, pour rappel), je me suis jetée sur "L'oiseleur" de la collection Sueurs Froides.

"L'oiseleur" est un thriller qui se lit extrêmement bien et rapidement. On le commence et on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour arriver au dénouement final, pour savoir qui se cache derrière cet drôle d'oiseau qui commet tous ces crimes horribles.

Le narrateur est omniscient. Comme le lecteur, il connait tout sur les personnages et décrit les scènes. Dès le départ, le lecteur rencontre l'inspecteur Nils Trojan et on sent de suite que c'est une personne mal dans sa peau, instable et un peu dépressif. Il fait sans cesse de terribles cauchemars qui le pousse à consulter régulièrement une psychologue. Cette dernière lui fait particulièrement de l'effet même s'il n'ose pas trop prendre les devants.

L'esprit tourmenté de Nils se comprend également avec l'apparition d'un meurtrier qui sème de plus en plus de victime sur son passage. Le lecteur ne sait pas qui est ce tueur particulier, puisqu'il est censé ressembler à un oiseau. C'est également ce qu'il laisse aux victimes comme une sorte de signature.

Même si le personnage de Nils Trojan est assez abouti et bien construit, je regrette un peu que la personnalité du tueur ne soit pas mise un peu plus en avant. Son identité est révélé vers la toute fin et du coup, ne semble pas creusé en profondeur.

Comme je l'ai dit plus haut, ce roman se lit à vitesse grand V. Le style de l'auteur est fluide et l'histoire se déroule sur assez peu de temps. Les actions s'enchainent tout comme la lecture.
L'action se déroule en Allemagne et je dois dire qu'il m'est rarement arrivé de lui un polar allemand. Ce fut une première !

Ce qui est chouette c'est de savoir que l'auteur a décidé de garder le personnage de Nils Trojan afin d'en faire une série. A surveiller donc les prochains tomes ! ;)

Je remercie les éditions Denoël !

05/12/2014

"L'enfant au bout de la plage" de Linda Olsson

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Marion, la cinquantaine vit seule dans sa maison au bord de la plage, en Nouvelle-Zélande. Tous les jeudis, elle retrouve sur la plage, un petit garçon sauvage prénommé Ika. Petit à petit, ils s'apprivoisent l'un l'autre. Cela permet également à Marion de se souvenir du passé...

Après avoir apprécié "Astrid & Veronika" de la même auteure il y a peu, les éditions L'Archipel me proposent de découvrir son dernier roman : "L'enfant au bout de la plage". Je n'ai pas pu refusé et me voici embarqué dans le style si particulier de Linda Olsson.

Je dois dire que j'ai énormément apprécié cette lecture, bien plus que "Astrid & Veronika". Tout d'abord, le style est plus rythmé dans celui-ci. Cela est dû au différent retour entre présent et passé.
En effet, le présent nous montre la relation si particulière qui lie petit à petit Marion et Ika. Le passé lui, nous plonge dans les différents souvenirs de Marion, autrefois appelé Marianne. J'ai beaucoup aimé ces flash-back. Cela permet au lecteur de se donner une idée plus précise du personnage de Marion/Marianne. Il faut dire que sa vie n'a pas été de tout repos et qu'elle a du traverser de multiples épreuves. Peu à peu, le lecteur se construit une image bien précise de Marion/Marianne, grâce à ces courts souvenirs qu'elle nous laisse entrevoir.

Concernant Ika, nous apprenons à le connaitre à travers les yeux de Marion, mais aussi ceux de George, le voisin qui va beaucoup les aider. Ika est un garçon souffrant d'un leger autisme, qui ne se laisse pas facilement approcher et qui pourtant, va s'accrocher rapidement à Marion. On assiste à cette relation naissante si particulière qu'il n'y a que le style de Linda Olsson pour la mettre en place ! Rien de malsaint, rassurez-vous, mais une envie de bien faire et d'aider son prochain.

Tout est décrit en douceur et énormément de réflexions sur la vie, les souvenirs, le passé, nous sont données. On apprécie cette lecture que l'on déguste lentement, mais qui sans s'en rendre compte, vous font tourner les pages plus vite les unes que les autres. Un peu comme Marion et Ika, nous avançons dans la lecture, comme ils avancent dans la vie !
De plus, c'est un roman assez court (275 pages) donc n'oubliez pas de prendre le temps de savourer votre lecture !

Bref, un très beau roman à découvrir !!!

Je remercie les éditions L'Archipel pour m'avoir permis de continuer à découvrir cette auteure !

Petites citations pour la route : "Ma vie comme une succession d'images enfermées chacune dans sa boîte hermétiquement close."

"Promettre que tout va bien se passer : c'est ce que font les gens quand ils savent que c'est impossible."

"J'avais un droit sur mon bonheur comme sur mon chagrin."

"Il y a des moments dans la vie où l'on se retrouve à des carrefours sans plus avoir la capacité de les évaluer. Tout ce que l'on peut faire, c'est se laisser dériver."

28/11/2014

"Un feu dans la nuit" d'Erin Kelly

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La famille MacBride se réunit pour disperser les cendres de Lydia, la matriarche, lors de la fête des tonneaux. Alors que toute la famille se prépare à aller en ville, Kerry, la nouvelle copine de Felix MacBride, propose de garder la petite Eddie, la fille de Sophie MacBride. Mais lorsque Sophie rentre plus tôt que prévu, elle retrouve la maison vide... aucune trace de Kerry et Edie...

Ce livre, c'est d'abord l'histoire des MacBride : une famille unie qui cache pourtant de lourds secrets !
A travers plusieurs narrateurs (Lydia, Sophie, Darcy, Rowan et Kerry), le lecteur avance petit à petit dans l'histoire de cette famille.

Le livre commence avec le décés de Lydia. Cette dernière avait l'habitude d'écrire sa vie dans des carnets. Puis vient le tour de Sophie, la fille aînée à qui l'on confie beaucoup de choses et qui doit gérer une vie de famille difficile avec son mari et ses enfants. C'est justement Sophie qui découvre la disparition de son bébé et de Kerry. Puis, l'auteure nous fait découvrir Darcy, un homme étranger à la famille qui possède beaucoup de rancoeur envers les MacBride. Il serait dommage de vous en dévoiler plus, au risque de spoiler une bonne partie de l'histoire. Ensuite vient le tour de Rowan, le patriarche qui nous raconte l'après découverte de la disparition de sa petite fille. Et enfin, la parole est donnée à Kerry, dont je ne dirais pas grand chose par peur de spoiler à nouveau.
J'ai beaucoup aimé que l'auteure donne la parole a autant de personnages. Cela permet aux lecteurs de s'imprégner de l'ambiance et de découvrir l'histoire de différentes manières. On perçoit beaucoup plus de choses ainsi et les pièces du puzzle se mettent alors petit à petit en place.

La tension monte crescendo, notamment grâce à l'intervention des différents narrateurs et aux plusieurs pauses que nous impose l'auteure. Le terme "pause" peut faire peur, notamment par rapport au rythme. Ici, pas d'inquiétude, ces pauses sont nécessaires et relancent l'intérêt du lecteur pour découvrir par soi-même le fin mot de l'histoire.

Alors que le résumé du livre s'attarde énormément sur le kidnapping du bébé de Sophie, je trouve que c'est plutôt un livre où la vengeance prend une part considérable. On sent la colère et la révolte s'insinuait à travers les pages. Ce thriller propose un plan diabolique et calculé. Si vous aimez les thrillers psychologiques, je pense que ce livre pourra vous plaire !

Le style de l'auteure, journaliste, est plaisant et agréable à lire. On tourne les pages sans s'en rendre compte et on avance dans l'intrigue petit à petit avec beaucoup d'intérêt. Je trouve que ce thriller se lit également comme un bon roman contemporain. Il plaira donc autant aux lecteurs de romans contemporains qu'aux fans de thriller psychologique.
L'histoire m'a beaucoup plu, même si je dois noter quelques passages peu crédibles, surtout vers la fin (la partie concernant Kerry).

Je remercie les éditions JC Lattès et Livraddict pour ce partenariat !