30/10/2014

"La soif primordiale" de Pablo de Santis

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Buenos Aires, dans les années 50. Santiago, un jeune réparateur de machine à écrire se retrouve un peu par hasard, journaliste d'une rubrique ésotérique. Il travaille alors pour le ministère de l'Occulte. A travers plusieurs missions, il commence par y croire. Il rencontre "les antiquaires" que l'on pourrait également appelé vampires. Santiago va finir par en devenir un...

J'ai tout de suite était attiré par cette couverture qui nous montre une bibliothèque avec plein de livres ! Et lorsque j'ai lu la quatrième de couverture, où l'éditeur nous parle du mythe du vampire revisité, je n'ai pas pu résister !

Nous faisons la connaissance du jeune Santiago, qui passe de réparateur de machine à écrire à journaliste en une soirée. Mais, en plus d'être journaliste, il va devoir travailler pour le ministère de l'occulte. Au début, on sent qu'il ne croit pas à l'occulte. Mais, lors d'une de ses missions, il va rencontrer un antiquaire. Il s'agit d'un être exceptionnel qui en plus de collectionner les choses, vous permet de rentrer en relation avec une personne décédée, et il est également en proie la soif primordiale, autrement dit le sang ! Ici, le mot vampire n'est jamais employé, mais le lecteur le comprend assez rapidement.

J'ai aimé voir le mythe du vampire exploité sous un autre genre. C'est autre chose que la bit-lit traditionnelle, on est loin de Twilight ou Le journal d'un vampire ! Et ce n'est pas plus mal !

C'est un roman d'ambiance. L'auteur nous emmène, à travers le personnage de Santiago, dans les rues de Buenos Aires des années 50. Nous entrons dans le cercle très fermé des antiquaires avec lui. C'est un roman dont le rythme monte crescendo.

Bref, un roman intéressant qui m'a apporté un autre regard sur les vampires !

Je remercie les éditions Folio !

Petite citation pour la route : "- Je suis habitué au vieux papier. De plus, je relis toujours les mêmes livres. Je ne lis jamais en entier, juste quelques pages, des chapitres isolés.
- Moi, je ne pourrais pas m'en contenter. Chaque livre est une totalité.
- C'est une illusion. Comme dire qu'une vie est une totalité. Même s'il s'agit d'une longue vie d'une très longue vie , rien ne se complète. Il n'y a que des chapitres isolés."

26/10/2014

"Les yeux plus grands que le ventre" de Jô Soares

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Fin des années 30, Rio de Janeiro. Un tueur en série assassine des femmes très grosses en les étouffant avec différentes recettes. La police, complètement larguée, fait appel à ancien policier portugais devenu pâtissier, et soit dit au passage, intelligent mais complètement loufoque ! C'est parti pour une enquête originale et gourmande !

Envie d'un petit roman policier et d'une histoire originale ? Ce livre est fait pour vous !

C'est la première fois que je lis un livre policier qui m'a fait sourire à plusieurs reprises. Surprenant pour une enquête policière et pourtant cela est possible, notamment grâce au personnage d'Esteves, cet ancien policier portugais et qui a complètement changé de vie, en devenant pâtissier, ce qui tombe plutôt bien vu que le tueur s'en prend aux femmes obèses, ne pouvant refuser un gâteau !

Le lecteur sait dès le début qui se cache derrière ce serial killer qui terrorise les personnes gourmandes ! Mais cela ne m'a pas du tout gêné, au contraire, j'ai beaucoup aimé voir l'enquête évoluer petit à petit jusqu'au dénouement final. Mais ce que j'ai le plus aimé, c'est réellement le personnage du policier Esteves, qui surprend par son intelligence mais également par son côté décalé, qui met du piquant à l'histoire.

Le contexte est également bien mis en avant : la dictature présente en Amérique du Sud dans les années 30-40 et les relations étroites avec le parti nazi allemand.

Il y a aussi des petites images qui se faufilent par ci par là et qui mettent en avant certains éléments de l'histoire. Encore une fois, ce sont des choses qu'on ne trouvent pas forcément dans les romans policiers classiques.

Bref, un polar décalé, original avec des petites touches d'humour !

Je remercie les éditions Folio !

23/10/2014

"La femme parfaite est une connasse ! 2 le retour" d'Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

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Vous avez kiffé "La femme parfaite est une connasse" ? Alors préparez-vous avec ce deuxième opus car comme le dit les deux auteures (sœurs au passage) : la connasse ne meurt jamais !

Perso, j'avais souri et parfois bien ri devant certaines phrases ou situations décrites dans le premier opus. Ici, le charme a (encore une fois) opéré et j'avoue avoir pris quelques photos de certaines pages pour les montrer aux copines ! ;)

On se retrouve ou pas dans les situations décrites par ces deux jeunes femmes. Ce sont des choses que l'on vit au quotidien ou que l'on a pu croiser au cours de notre vie. Ce sont parfois des situations cocasses mais on s'imagine facilement notre réaction et celle de la connasse, soit la femme parfaite !

Ce livre n'est pas un roman, ce n'est pas un documentaire, c'est juste un livre détente, qui ne se veut pas littéraire, mais plutôt un livre sans se prendre la tête ! Et parfois ça fait du bien !

Je dois dire que je suis assez surprise du travail qu'il doit y avoir derrière tout ça, même si le ton est léger (recherche au cours des divers apéros entre copines, par exemple...), on sent qu'il y a pas mal de réflexions !

Bref un livre qui fait du bien au moral et qui se lit hyper rapidement !

Je remercie Gilles Paris pour ce partenariat !

Ps : Il est sorti depuis hier, alors foncez l'acheter ! ;)

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20/10/2014

"Astrid & Veronika" de Linda Olsson

 

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Veronika, auteure, recherche le calme pour trouver l'inspiration. Elle se réfugie dans une maison retirée. Elle fera la connaissance de sa voisine, Astrid, une vieille dame solitaire, que les villageois appellent "la sorcière". Petit à petit, ces deux femmes font connaissances. Les souvenirs refont surface ...

J'ai repéré ce roman chez Ingrid et MyaRosa, puis je l'ai trouvé dans une foire aux livres, je n'ai donc pas pu résister. De plus, cette magnifique couverture ne pouvait me laisser indifférente !

Aux lecteurs et lectrices qui aiment l'action et que ça bouge dans tous les sens, passez votre chemin ! Car ici, le rythme est assez lent ! Mais ici, la lenteur n'est pas un problème, au contraire elle illustre à merveille l'ambiance de ce roman. La solitude et les souvenirs qui affluent sont bien mis en avant par un rythme assez lent, un style qui prend son temps pour laisser le lecteur s'imprégner de cette atmosphère.

Nous faisons la connaissance de deux personnages féminins très différents : une romancière de trente ans et une vieille ermite. Le destin fera qu'elles apprendront à se connaître, qu'elle se fréquenteront régulièrement au travers de balades ou de diners. Petit à petit, les moments de solitude se fissurent et les souvenirs remontent à la surface. Elle s'apprivoisent l'une et l'autre et elles en ressortiront forcément grandies.

Vous l'aurez compris, c'est un roman qui s'apprécie à sa juste valeur, un roman qui ne se dévore pas mais qui se lit petit à petit, comme les confidences dévoilées par les deux protagonistes. D'ailleurs, il y a de belles réflexions sur la vie et sur les choix parfois difficiles que nous devons prendre.

Bref, un joli roman sur la mémoire, la solitude et les souvenirs.

Petites citations pour la route : "Il en va de même des secrets. Des souvenirs aussi. On peut bien se convaincre qu'ils ont disparu, ils sont toujours là quand on y regarde de plus près. S'il y a une volonté de les déterrer."

"Il y a eu de l'amour. Je crois qu'il y a forcément eu de l'amour. C'est quand on se convainc qu'il n'y en a plus qu'il se change parfois en son contraire. Il faut se rappeler que l'amour est en nous. Toujours."

"Vous m'avez donné une nouvelle perspective. Vous m'avez ramenée dans la lumière éclatante de la vie, vous m'avez ouvert les yeux. Vous avez fait fondre la glace. Et je vous en suis très reconnaissante."

"Il ne faut pas l'oublier. L'amour ne se perd pas. Il ne se mesure pas. Il ne se compte pas en années, en minutes ou en secondes, ni en kilos ou en grammes. Il ne peut se quantifié en aucune façon, pas plus qu'il ne peut être comparé à un autre. L'amour est, tout simplement. Il suffit d'un seul effleurement de l'amour véritable, si fugace soit-il, pour qu'il vous dure toute une vie. Il ne faut jamais l'oublier."

"Vivez, Veronika ! Prenez des risques ! C'est là tout le sens de la vie. Nous devons chacun chercher notre bonheur. Personne n'a jamais vécu notre vie, il n'y a pas de règles. Fiez-vous à votre instinct. N'acceptez que le meilleur, mais surtout cherchez-le bien, ne le laissez pas vous filer entre les mains. Les bonnes choses passent parfois inaperçues. Rien ne nous arrive tout entier. C'est ce que nous faisons de ce que nous trouvons en chemin qui détermine l'issue. Ce que nous choisissons de voir, ce que nous choisissons de conserver. Et ce que nous choisissons de garder en mémoire.. N'oubliez jamais que tout l'amour de votre vie est là, en vous, et qu'il le restera toujours. Jamais on ne pourra vous le prendre."

15/10/2014

"Une île" de Tracey Garvis Graves

 

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Anna Emerson a accepté de passer les deux mois d'été aux Maldives pour enseigner à T.J un garçon de 17 ans qui a eu un cancer. Ils sont en route pour rejoindre les parents de T.J quand le pilote de l'hydravion meurt subitement d'une crise cardiaque. Anna et T.J se reveille sur une île déserte. A partir de là, leur unique but est de survivre...

Voilà un titre que j'avais découvert chez Lavinia et qui me faisait envie depuis fort longtemps. Alors quand je l'ai vu dans la sélection du dernier Masse Critique de Babelio, je l'ai coché et j'ai croisé les doigts !

Déjà commençons par le plus évident : la magnifique couverture paradisiaque ! Il y a de quoi rêver rien qu'en la regardant. Bon après l'histoire parait moins sympathique étant donné le crash de l'avion et le fait de s'échouer sur une île déserte...

Après le crash, Anna et T.J vont devoir survivre sur une petite île qui semble déserte. Dans les premiers temps, ils espèrent qu'un avion va passer au dessus d'eux et les trouvera. Du coup, ils restent sur la plage. Mais la soif et la faim se font sentir, ils doivent du coup s'organiser : trouver une eau potable, de quoi se nourrir et se construire un abri. A partir de là, on pense forcément à l'histoire de Robinson Crusoé et le fait qu'ils soient deux, est en quelque sorte une chance pour les aider à ne pas démoraliser et à survivre. Je ne développerais pas plus leur idées pour continuer à vivre sur ce petit bout d'île, mais je peux vous dire que forcément leur relation va évoluer au fil du temps.

Je dois dire que même si j'ai passé un très bon moment avec ce roman, j'ai néanmoins trouvé plusieurs points qui ne rendent pas forcément crédible cette histoire. Je ne vous dirais pas combien de temps ils sont restés sur l'île, mais pour moi, cela parait impossible ! De plus, leur relation de départ (la prof plus âgée que l'élève) m'a également un peu refroidie, même si à la fin, l'auteure finit par réussir à me convaincre.

Les chapitres sont assez courts et donnent la voix à la fois à Anna et à T.J. Le lecteur a donc deux versions de l'histoire et le ressentis des deux personnages principaux.
C'est un livre qui se lit hyper facilement et surtout très rapidement !

En bref, je dois dire que c'est une chouette romance, mais qu'il ne faut pas non plus trop en attendre, surtout à la crédibilité des faits.

Je remercie Babelio et les éditions Milady !

16:25 Publié dans Roman Adulte | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : île, tracey, garvis, graves, milady |