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Roman Adulte

  • "Les yeux couleur de pluie" de Sophie Tal Men

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    Marie-Lou, originaire d'Isère, doit s'exiler en Bretagne pour réaliser son internat en neurologie. Pas facile de s'habituer à ce changement énorme ! Heureusement, elle sera bien entourée : Farah sa collègue interne, Anna sa coloc, ... ou encore Matthieu, un interne en ORL qui ne la laisse pas indifférente. Marie-Lou va-t-elle réussir à se faire à sa nouvelle vie ?

    J'avais beaucoup entendu de bien de ce livre par une amie qui lit beaucoup et qui travaille dans le milieu hospitalier. Je lui ai fait confiance et je ne regrette pas mon choix !

    Autant vous le dire tout de suite : je l'ai dévoré ! Commencé un soir, je l'ai fini le lendemain ! J'ai réellement accroché dès le départ au personnage de Marie-Lou. J'ai adoré son courage de débarquer dans une ville inconnue, sans connaître qui que ce soit (j'en serais d'ailleurs incapable), son humour, ses choix et ses doutes.

    On sent tout de site que l'auteur est médecin, qu'elle est passée par là et qu'elle sait de quoi elle parle. Cela rajoute une touche d'authenticité à l'histoire, aux personnages et au décor. Malgré tout, l'auteur précise bien que ce récit n'est pas autobiographique mais qu'elle s'est inspirée de son vécu.

    J'ai apprécié l'histoire ambigüe entre Marie-Lou et Matthieu. J'ai d'ailleurs hâte des les retrouver dans le second roman de l'auteur "Entre mes doigts coule le sable".

    Enfin, l'auteur parvient à rendre un bel hommage à Brest et à la belle région de Bretagne. ça donne envie d'y aller quelques jours  et pourquoi pas d'aller flâner du côté de la rue du Bois-Amour ! ;)

    Bref, un chouette roman contemporain qui mêle romance, nouveau départ et milieu hospitalier !

  • "C'est où, le Nord ?" de Sarah Maeght

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    Ella est une jeune femme originaire de Dunkerque, prof de français à Paris. ça ne va pas très fort avec son copain Victor depuis que celui-ci est au chômage. Au collège, elle reçoit de mystérieux santons mutilés. Qui lui envoie ceci ? Et pourquoi ? A travers son quotidien et ses rencontres, Ella tente de percer ce mystère...

    J'avais vu plusieurs fois ce livre sur d'autres blogs littéraires et comme l'auteur vient du Nord (ma région ^^), cela m'a tout de suite attirée.

    Le livre s'ouvre sur une belle préface écrite par Katherine Pancol, qui nous prévient : nous n'allons pas lâcher ce bouquin et surtout nous allons adorer. Et effectivement, j'ai beaucoup aimé !

    L'auteur s'attarde à nous faire découvrir une galerie de personnages aux caractères variés et un tantinet excentriques. Ella est bien sûr au centre de tous ses portraits et on s'attache rapidement à elle. J'ai également adoré Klaus son poisson rouge éclopé, son meilleur ami gay Théo, la folle Lou, et j'en passe ... !

    J'ai particulièrement aimé le style de l'auteur, qui n'est pas sans rappeler celui de Katherine Pancol. Pas étonnant donc que cette dernière ait adoré ce roman ! L'histoire est assez simple au final mais reflète assez bien notre société contemporaine. C'est très plaisant à lire et d'ailleurs je l'ai lu en à peine deux jours !

    Bref, un roman contemporain sympa à découvrir !

    Petite citation pour la route : " - Je vous jure, madame, le télé-achat, c'est pareil que la vie.
    - Comment ça ?
    - C'est jamais comme à la télé."

  • "Bon à tuer" de Paola Barbato

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    Dans le monde du polar italien, deux auteurs s'affrontent. Le premier Corrado De Angelis, est neurochirurgien et est catégorisé d'intello. Le second, Roberto Palmieri, est plutôt un auteur à succès populaire, aimant faire le buzz à la moindre occasion. Ces deux hommes s’apprêtent à participer à la fameuse émission télé Le Duel. Mais à la suite d'une dispute en direct, Corrado De Angelis part et disparaît. Immédiatement les soupçons pèsent sur son rival Palmieri !

    J'avais eu un gros coup de cœur pour son premier roman traduit en français : "A mains nues". J'avais également lu "Le fil rouge" même si j'avoue ne plus me souvenir de l'histoire aujourd'hui... J'ai donc sauté sur l'occasion pour découvrir son dernier roman en espérant retrouver mon coup de cœur. Malheureusement ce ne fut pas le cas ici ...

    Je dois dire que placer l'histoire au cœur d'une rivalité entre deux auteurs de polar m'a tout de suite attiré et j'avais hâte de faire plus ample connaissance avec ces deux personnages. Mais j'ai eu beaucoup de mal à m'y attacher car l'auteur place un grand nombre de personnages différents si bien qu'on s'y perd un peu.

    J'ajoute à cela le fait qu'il existe plusieurs narrateurs et que l'on passe de l'un à l'autre sans réellement de distinction. Du coup, cela m'a énormément gêné dans ma lecture. D'habitude, le changement de narrateur se fait via un changement de chapitre ou par un signe distinctif (exemple : un astérisque) pour passer d'un paragraphe à un autre. Ce n'est pas le cas ici, les chapitres correspondent eux à une journée entière.

    L'histoire en elle même est bien trouvée et originale, mais il me manquait un je ne sais quoi qui aurait pu me donner envie de revenir plus souvent à ma lecture. Résultat, j'ai mis deux semaines à le lire, ce qui est très rare pour moi.

    Bref, une lecture un peu longue malgré une histoire originale. Petite déception pour ma part !

    Je remercie les éditions Denoël !

    Petite citation pour la route : "Tenter de faire de l'audimat avec de la littérature, c'est comme jouer au golf avec la canne en laiton de son grand-père."

    Titre : Bon à tuer (Titre original : Scripta Manent)
    Auteur : Paola Barbota
    Traductrice : Anaïs Boueille-Bokobza
    Editeur : Denoël
    Parution : 5 Avril 2018

  • "La maison aux orangers" de Claire Hajaj

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    En 1948, à Jaffa en Palestine, le jeune Salim doit quitter sa maison et son oranger lorsque le conflit israélo-palestinien commence... En 1959, en Angleterre, Judit, douze ans, est juive. Elle a du mal à porter sa religion et le poids du passé familial... Vers la fin des années 60, Judit et Salim se rencontrent et tombent amoureux. Vont-ils réussir à passer outre leurs religions, leurs différences et les problèmes qui en découlent ?

    Je dois l'avouer, je ne connais pas grand chose du conflit israélo-palestinien, à part que deux peuples revendiquent le même territoire. Ce roman m'a permis de me documenter sur le sujet et d'y voir plus clair, même si l'auteur ne prend pas partie. Au contraire, à travers ses deux personnages principaux - l'un arable, l'autre juive - elle s'attache à donner les deux versions et c'est ce qui rend ce roman très pertinent. J'ai appris des choses et cela m'a permis de m'interroger, mais également de me mettre à la place de l'un et de l'autre.

    L'histoire d'amour passionnelle et tumultueuse de Judit (ou Jude) et Salim est très bien évoquée. L'auteur donne la parole aux deux protagonistes, le lecteur sait donc le ressenti et les émotions du couple. J'ai beaucoup apprécié leur histoire même si je n'ai pas toujours compris certains choix des personnages.

    Cette histoire fera aussi voyager le lecteur à travers plusieurs pays : la Palestine, l'Angleterre, le Koweit, la Syrie, ... Un petit mot également sur la superbe couverture qui illustre à merveille (du moins c'est comme cela que je me l'imagine dans ma tête) la maison typique de Jaffa, la maison aux orangers de Salim, si cher à son cœur.

    Bref, un roman contemporain que j'ai apprécié autant pour l'histoire personnelle de Jude et Salim, que pour le contexte difficile du conflit israélo-palestinien.

    Je remercie les éditions Les Escales !

    Petite citation pour la route : "Elle se demanda alors à quoi ressemblerait la vie si tout le monde agissait à l'unisson en cet instant précis -si personne n'avait à se sentir différent."

  • "Là où la vie t'emmène" d'Alban Gallée

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    Rose a une maladie un peu spéciale : elle n'arrive pas à quitter les choses ou les personnes. Ainsi, elle doit toujours demander l'autorisation pour quitter une pièce, un objet ou une personne, au risque de rester bloquer dans cette situation. Oui mais voilà qu'à trente ans, Rose en a assez de cette petite vie routinière. Avec l'aide de sa mère, Rose gagne un concours : six mois offerts sur une île en Australie. Même si elle appréhende beaucoup, Rose décide de s'y rendre ... Advienne que pourra !

    Je dois dire que ce livre m'a tout d'abord attirer par sa couverture, son titre et également le résumé. On pourrait s'attendre à une lecture légère et pourtant ce livre aborde une histoire originale. Trop originale ?

    En effet, le côté "maladie" de Rose m'a tout d'abord intrigué, puis j'ai eu du mal à trouver cela crédible. Je ne sais pas du tout si cette pathologie existe réellement ou si cela est juste une pure fiction de l'auteur, mais je n'ai pas réussi à m'attacher complètement au personnage de Rose en partie à cause de cela.

    De plus, le rebondissement lié au concours m'a moyennement convaincu et je me doutais bien de la révélation finale. C'est pourquoi j'ai un avis assez mitigé sur cette lecture.

    Malgré tout, je dois dire que le style de l'auteur est agréable et se lit facilement. On se surprend à tourner les pages même si le contenu m'a laissé quelque peu perplexe. 

    J'espère que ce livre trouvera le bon lectorat car pour ma part, je suis tombée à côté...

    Je remercie les éditions City !

    Petite citation pour la route : "La famille, c'est parfois des étrangers qui s'aiment."