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Roman Adulte - Page 3

  • "Au feu, les pompiers" de M.J.Arlidge

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    Plusieurs incendies se déclarent en quelques jours d'intervalles à Southampton, faisant plusieurs victimes. Helen Grace et son équipe sont chargés de trouver le ou les pyromanes capables d'une telle atrocité.

    Je n'avais jamais lu de roman de M.J.Arlidge avant, même si j'ai déjà vu ses romans précédents en librairie (notamment Am Stram Gram, Il court, il court, le furet). L'occasion m'a été donné de découvrir son univers grâce à deux maisons d'éditions : Les Escales, tout d'abord, m'ont fait parvenir son dernier livre en grand format "Au feu, les pompiers" et les éditions 10/18, son dernier roman en poche "La maison de poupée" que je lirais un peu plus tard.

    Helen Grace est un personnage récurrent dans les romans de l'auteur. Il n'est pas essentiel ni indispensable d'avoir lu les autres romans de M.J.Arlidge pour comprendre qu'Helen Grace possède une part d'ombre, qu'elle révèle petit à petit, notamment au cours de cette enquête. On pressent également qu'elle a dû vivre des choses assez dure au sein de sa propre famille et cela a clairement titillé mon intérêt pour ses aventures précédentes.

    Je trouve encore assez rare dans les romans policiers de trouver des incendies criminels au coeur de l'intrigue. C'est cela qui m'a tout de suite attiré vers ce livre. Imaginez trois incendies se déclarent en même temps à différents endroits de la ville. Les pompiers sont débordés et ne vont pas forcément réussir à sauver tout le monde. Et le pire c'est d'imaginer revivre ce cauchemar quelques jours plus tard. Le temps est compté pour l'équipe d'Helen Grace, avant que tout ne recommence à nouveau ... Les indices se font rares et le faux pas approche...

    L'enquête est prenante du début à la fin. On s'attache facilement au personnage sombre et mystérieux d'Helen Grace. Le style de l'auteur est accessible et agréable à lire. Et le final me laisse avec plein de questions en tête et la terrible envie de lire le prochain roman de l'auteur. En attendant, je pourrais découvrir son 3e roman : "La maison de poupée" au format poche ! ;)

    Je remercie les éditions Les Escales !

  • "Si j'avais un perroquet je l'appellerais Jean-Guy (parce que Coco c'est déjà pris)" de Blandine Chabot

     

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    En lisant un livre de Françoise Sagan emprunté à la bibliothèque, Catherine tombe sur un papier où il est écrit le prénom de Jean-Philippe, son numéro de téléphone et le message suivant : "Appelle-moi quand tu veux". Catherine, un peu excentrique, se lance dans l'aventure et décide d'appeler le numéro ... Va-t-elle tomber sur ce mystérieux Jean-Philippe ? Qui est-il ? Et pourquoi son numéro était-il dans ce livre ?

    Le titre à rallonge et un tantinet loufoque m'a tout de suite fait sourire et j'ai été attirée par ce livre en lisant le résumé. J'ai tout de suite accroché à cette mystérieuse histoire de papier laissé dans un livre avec un numéro de téléphone et un prénom. Etant bibliothécaire, j'ai déjà trouvé pas mal de chose dans les livres et je dois dire que cela n'est pas banale comme point de rencontre ! ;)

    Cela m'a tout de suite donné envie de savoir si Catherine allait appeler le numéro, si elle allait oser, ce qui allait en découler, etc.. C'est intriguant et amusant à la fois. En tout cas, je sais que personnellement, je n'aurais pas eu le courage de le faire ! C'est surprenant car Catherine n'a pas vécu des choses faciles, notamment sa dernière relation amoureuse (mais je vous laisse découvrir tout cela par vous-même).

    Le personnage de Catherine est assez loufoque mais on s'attache malgré tout assez rapidement à elle. Elle nous présente son univers et son quotidien, mais les autres personnage restent suffisamment en retrait. 

    J'ai aimé le style de l'auteur, malgré quelques digressions par moment. J'ai retenu quelques passages qui m'ont marqué, heureusement j'avais mon petit carnet à citations sous la main ! ;)
    C'est un roman qui se lit facilement, même si pour ma part, j'ai mis un peu de temps à la lire dû à d'autres occupations.

    Bref, un roman contemporain sympa avec une petite touche d'excentricité !

    Je remercie Babelio et les éditions Le Cherche-Midi !

    Petites citations pour la route : "Quand on se pète une jambe on met un plâtre et on attend. Mais quand on a le cœur défoncé, on met quoi ? Rien. Et c'est ça le plus terrible. La seule béquille est le temps. Le seul pansement est le reste de ta vie."

    "Une mère, c'est une couverture autour des épaules, sur une terrasse, un soir d'été. Une mère ça chante dans le noir. Une mère ça veille dans le soir. Une mère c'est la rampe de l'escalier. L'escalier et ses marches glissantes. L'escalier et ton pas maladroit. Une mère ça sait quand le coup de pied au cul sera plus bénéfique que la caresse sur la joue. Une mère c'est une issue dans un calvaire sans issue. Une mère c'est un docteur. Une mère c'est un psy. Une mère c'est une infirmière. Une mère c'est une enseignante, un chauffeur et une couturière. Une mère c'est un justicier, une coiffeuse et une cuisinière. Une mère c'est une femme de ménage, un flic et une secrétaire. Une mère c'est une sainte. Une mère c'est une ballade à la harpe entre les tirs d'obus. Une mère c'est l'odeur du lilas. Une mère c'est la douceur d'une nuque de bébé, et la force d'un guerrier. Une mère c'est la limpidité de l'amour, c'est la générosité du philanthrope, c'est la sagesse du vieux Japonais. Une mère ça sent bon. Une mère ça sait quand dire non. Une mère ça tient bon. Une mère c'est le tronc d'arbre au-dessus de la rivière, c'est l'igloo encore debout, au loin, dans la toundra, et c'est celle qui, au sein de la noire et effrayante forêt, a allumé le feu de joie. Une mère c'est l'odeur de la viande qui cuit. C'est un bout du mimosa qui trempe dans un joli vase, au milieu d'une table soigneusement dressée. C'est la perfection d'un repas. C'est le tablier de cuisine délavé qui devient petite robe de soirée. Une mère c'est un sentiment et une nécessité. Celui et celle d'être aimé."

    "La vie ce n'est pas une succession de jours qui se ressemblent et que l'on contrôle. La vie c'est aussi des surprises, des déceptions, des problèmes, et des départs tragiques. C'est la vie..."

  • "Comment Baptiste est mort" d'Alain Blottière

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    En plein désert, Baptiste et sa famille sont enlevés par des djihadistes. Après plusieurs semaines de captivité, Baptiste est le seul à revenir vivant. Mais Baptiste n'est plus réellement Baptiste. Dorénavant, il se fait appeler Yumaï. Pourquoi veut-il qu'on l'appelle comme cela ? Pourquoi est-il le seul survivant ? Et surtout, que s'est-il passé pour sa famille ?

    Le résumé m'a tout de suite interpellé et intrigué. J'avais hâte de découvrir l'histoire de ce jeune garçon Baptiste, devenu Yumaï, soldat du désert.

    A travers l'échange entre Baptiste/Yumaï et ce qu'il semble être un psy, le lecteur assiste peu à peu à des révélations sur ce qui est arrivé à Baptiste, depuis son enlèvement jusqu'à son retour en France. ll y a également des passages complètement descriptifs, donnés par un narrateur complètement extérieur à l'histoire. Ainsi, le lecteur se fait une idée de plus en plus précise sur le personnage double face : Baptiste / Yumaï.

    On apprend petit à petit, comment ils ont été enlevé, lui et sa famille, ce qu'ils ont vécu pendant leur captivité, leur séparation, puis les conditions de vies, puis l'évolution de Baptiste au sein du groupe djihadistes. Baptiste parle et se livre peu si bien qu'il faut du temps avant d'en apprendre davantage. Parfois, même le lecteur s'interroge et s'invente l'histoire terrible de cette famille.

    Le final m'a scotché, même si plusieurs idées se sont formées dans ma tête, au cours de ma lecture. Le style est assez spécial, déroutant, parfois un peu lent, mais reste malgré tout intéressant.

    Bref, un roman court mais intense !

    Je remercie les éditions Folio !

  • "La guerre des mères" de Kaui Hart Hemmings

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    Mele Bart est une jeune maman, célibataire de 28 ans. Elle a eu Ellie avec Bobby, son ex, qui va bientôt se marier. Mele est invitée au mariage mais ne sait pas encore si elle va y aller. Pour se changer les idées, elle s'inscrit à un concours de recettes de cuisine organisé par le Club des Mamans de San Francisco. Elle trouve l'inspiration auprès de son groupe d'amis/mamans au détour de leur anecdote sur leur vie de parents.

    En voyant la couverture et le résumé de ce livre, je m'attendais à un livre humoristique sur la parentalité. En réalité, c'est plus un roman contemporain sur une maman qui a eu du mal à trouver sa place auprès d'une communauté assez sectaire. Malgré tout, elle a fini par trouver un groupe de mamans (et un papa) où elle se sent bien malgré leurs différences.

    La vie de Mele n'a pas toujours été facile, surtout quand Bobby, le père de sa fille, lui annonce qu'il a, en réalité, une double vie et qu'il va se marier !!! L'invitation au mariage est une torture pour elle. Heureusement, elle est bien entourée par son groupe d'amis et parents composé d'Annie, Georgia, Barrett et Henry. Ces derniers s'amusent à lui livrer des anecdotes de leurs vie de parents pour l'aider à constituer des recettes pour le concours. En effet, Mele aime réaliser de nouveaux plats en fonction de l'histoire qui lui est contée. Ainsi, on découvre des situations cocasses, assez drôles, parfois gênantes ou humiliantes, mais qui parleront sans aucun doute aux jeunes parents.

    J'ai mis pas mal de temps à lire ce livre. Pas parce je n'aimais pas, mais plutôt parce que j'étais pas mal occupée, du coup, je n'arrivais pas à me concentrer dessus, ce qui ne m'a pas aidé à apprécier ce roman à sa juste valeur. Dommage pour moi ! Et puis, il faut aussi signaler que je ne suis pas encore maman, ce qui n'arrange pas les choses !

    Bref, un roman sympa qui parlera aux parents !

    Je remercie les éditions Denoël !

    Petites citations pour la route : "Parfois la vie est simple et fantastique, et tout s'additionne parfaitement. Et puis cette parenthèse se termine et nous laisse en manque."

    "L'amitié est censée vous rendre plus fort, et non vous diminuer."

     

    Titre : La guerre des mères (titre original : How to party with an infant)
    Auteur : Kaui Hart Hemmings
    Traductrice : Mélanie Trapateau
    Editeur : Denoël
    Parution : 8 Février 2018

  • "Rêver n'est pas un vilain défaut" de Carole Cerruti

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    Elizabeth se considère comme une fille banale, passant inaperçu auprès des gens. Alors quand sa belle mère organise la cérémonie des anciens élèves du lycée, Elizabeth ne veut pas y aller seule. Avec sa meilleure amie excentrique Kathleen, elle décide de payer un comédien pour l'accompagner. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévue...

    J'avoue que la couverture m'a tout de suite plu et je suis dans une période où j'ai très envie de lire de la romance et des choses assez légère. Le contrat est rempli avec ce livre feel-good.

    Vous l'aurez deviné, le personnage principal est Elizabeth. C'est une fille assez mal dans sa peau : quelques kilos en trop, qui a tendance à passer inaperçu, toujours rabaisser par sa belle mère et sa belle sœur (un petit côté cendrillon dans l'air) et pourtant on se prend rapidement d'affection pour elle. On a envie de la voir réaliser son rêve : devenir écrivain.

    Le côté "je paye un comédien pour jouer mon petit ami" m'a beaucoup fait penser à des films dits "de nana" comme La Proposition avec Sandra Bullock. Cela a un côté déjà vu mais pourtant on accroche dès le départ.

    Côté style d'écriture, je dois dire que j'ai eu du mal durant les cinquante premières pages, mais cela est dû à la mise en place des personnages et du décor. Puis très vite, on se prend au jeu et on a terriblement du mal à le lâcher. Ce côté page-turner et addictif m'a fait rater quelques heures de sommeil, mais je ne regrette pas du tout !

    Un petit mot également pour le super choix de la couverture. Cela annone un roman cocooning et je la trouve très jolie.

    Bref, j'ai hâte de découvrir le prochain roman de Carole Cerruti ! Vivement !

    Je remercie les éditions City !

    Petites citations pour la route : "Au fond de moi, je savais bien ce que je voulais. Écrire. Raconter toutes les histoires qui bouillonnaient dans ma tête. Inventer les vies que je ne pouvais pas vivre. C'était tout ce qui m'intéressait."

    "Puisque la vie était dure , cruelle parfois, je voulais donner de la magie aux lecteurs, écrire une histoire qui puisse leur faire du bien. Qui les prendrait par la main et les sortirait de leur quotidien. Qui les ferait basculer dans un autre monde, un autre univers, l'espace de quelques heures. Un roman comme un plaid tout doux sur les épaules, enveloppant, réconfortant, aimant, accompagné d'une bonne tasse de chocolat chaud aux marshmallows. Une pépite. Un conte de fées pour adultes. Ils oublieraient leur vie. Leurs soucis. Le temps de quelques pages, ils plongeraient dans une histoire qui les ferait sourire, je l'espérais, et s'évader."