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actes sud

  • "Désaxé" de Lars Kepler

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    La police reçoit plusieurs vidéos de femmes chez elles filmées par un inconnu. On ne connait pas leurs noms ni leurs adresses mais le lendemain, elles sont retrouvées assassinées à coups de couteau. Margot, enceinte, est chargée de l'enquête. Elle fait appel à Erik Maria Bark, un hypnotiseur, qui doit interroger un possible témoin qui ne se souvient de rien.

    J'avais lu du bon et du moins bon sur ce bouquin mais le résumé me donnait envie et je me suis donc laissé tenter par ce petit pavé. Cela me permettait aussi dé découvrir le duo d'auteurs qui se cache derrière le pseudonyme de Lars Kepler.

    Ce qui m'a attiré dans cette histoire, c'est le fait qu'on a affaire à un voyeur et qu'il s'en prend aux victimes de manière particulièrement violente. En effet, il les tue à coups de couteau et insiste sur le visage, à tel point que la police a énormément de mal à les reconnaître. J'aime les romans policiers particulièrement violent, c'est surement ma part d'ombre qui s'exprime. Ici j'ai eu mon quota de violence, mais une autre partie m'a également beaucoup intéressée : l'aspect psychologique de l'histoire. En effet, la police fait appel à un psychologue qui utilise l'hypnose sur certains de ses patients. J'ai toujours été fasciné par cette pratique qui me fait un peu peur aussi je l'avoue.

    Concernant le rythme de ce livre, il m'a paru assez inégal. Certains passages peuvent paraître un peu long, mais au contraire, d'autres sont complètement addictifs. 

    L'histoire m'a paru très bien travaillé et les auteurs nous laissent dans le flou de l'identité du tueur pendant un bon moment. Pendant ce temps, je me suis fait plusieurs hypothèses et j'ai aimé les voir détruites une à une, gage de qualité pour moi.

    Il faut également savoir que ce livre est le 5e tome de la série concernant Joona Linna. Je dois avouer que je n'ai pas lu les précédents tomes mais cela ne m'a pas posé de problèmes concernant la compréhension de l'histoire.

    Bref, un roman policier qui m'a bien plu !

  • "Zone de non-droit" d'Alex Berg

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    Valérie Weymann, avocate allemande et mère de deux petites filles, s'apprête à prendre l'avion, quand elle est arrêtée par les agents de la CIA et du BND. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe et peu de réponses lui parviennent. Et puis le verdict tombe : elle est suspectée d'être liée à un groupe terroriste. Le sommet international contre l'armement et pour le climat approche et lorsqu'une bombe éclate à la gare, le sort de Valérie se fait de plus en plus sombre... Elle est envoyée dans une prison secrète en Europe de l'Est pour être "interrogée". Son mari Marc, va tout faire pour sortir sa femme de cet enfer. Mais qui peut bien en vouloir à Valérie pour la mettre dans une telle situation ?

    Babelio m'a proposé de faire partie d'un groupe de lecteur sélectionné pour participer au prix polar SNCF. J'ai donc eu la chance de découvrir une BD (Zaï Zaï Zaï Zaï) et ce roman policier.

    Je ne connaissais pas l'auteur, qui écrit sous pseudonyme, et je n'ai pas forcément l'habitude de lire des livres allemands.
    J'ai commencé à lire ce livre le jeudi 12 novembre 2015 et lorsque les attentats de Paris se sont produit, il m'a été impossible de continuer cette lecture pendant au mois 3 ou 4 jours. En effet, ce livre parle de terrorisme en toile de fond. Le personnage de Valérie est accusée à tord d'être suspectée de terrorisme. On découvre alors des méthodes d'interrogatoires douteuses, des preuves falsifiées, et des décisions politiques un peu compliquées à comprendre.

    C'est parfois un peu dur de tout comprendre, mais on ne peut rester indifférent face au destin de Valérie. J'ai particulièrement aimé le personnage d'Eric Mayer, qui petit à petit, va tout faire pour défendre Valérie. Marc, le mari me semble un peu en retrait, mais comme le lecteur, il tente de démêler le vrai du faux. Et enfin, un personnage dont je tairais le nom pour garder un peu de suspens, m'a horripilé du début à la fin.

    Bref, une bonne découverte malgré l'actualité qui m'a un peu refroidie durant ma lecture...

    Je remercie Babelio et la SNCF

  • "La maison où je suis mort autrefois" de Keigo Higashino

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    Sayaka est une jeune femme mal dans sa peau : son mari est souvent en déplacement, elle se rend compte qu'elle est une mère indigne envers sa fille car elle la maltraite. Pour chercher pourquoi elle agit ainsi, elle replonge dans sa petite enfance. Malheureusement, elle n'a aucun souvenir avant son entrée à l'école primaire, sauf la clé d'une maison que son père lui a légué. Sayaka recontacte son ancien petit ami en qui elle a entièrement confiance, pour aller explorer cette maison dont elle ne sait rien. Que vont-ils découvrir ?

    Voici un livre qui m'été conseillé par une de mes lectrices depuis fort longtemps. C'est assez dur de le trouver en librairie, même en format poche car je crois qu'il est sorti en 2011.

    C'est le premier polar japonais que je lisais et j'avais un peu peur de trouver beaucoup de descriptions et un rythme assez lent. Et bien, ce ne fut pas le cas, ouf !

    Le lecteur plonge dans ce livre mais plus précisément à l'intérieur d'une maison dont on ne sait pratiquement rien. C'est une maison abandonné au milieu de nul part, qui a conservé des traces de vies d'il y a pas mal d'années. C'est ce que vont trouver Sayaka et le narrateur lorsqu'ils pénètrent à l'intérieur de cette mystérieuse maison.

    Vous l'aurez compris, l'auteur nous plonge dans une atmosphère étrange du début à la fin. Le lecteur est sous tension en permanence, car on devine assez vite que des choses pas très nettes ce sont passées ici. Petit à petit, les deux personnages découvrent des objets et permettent ainsi de former différentes hypothèses sur ce qui a pu arriver.

    J'aime les romans qui parlent de secrets de famille et je dois dire que je ne suis pas déçue avec ce roman. J'ai aimé la manière dont l'enquête est mené par les deux protagonistes car le lecteur a nettement l'impression d'y participer. Concernant la couverture, je trouve qu'elle est assez étrange, mais cela colle assez bien avec l'ambiance voulu pour le roman.

    Ce fut une lecture intéressante, une bonne découverte et j'ai vraiment passé un agréable moment !

  • "Les suprêmes" d'Edward Kelsey Moore

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    Ici, les Suprêmes ce ne sont pas le célèbre groupe de chanteuses des années 70, mais plutôt trois amies : Odette, Clarice et Barbara Jean ! Elles se retrouvent avec leurs maris respectifs, au restaurant de Big Earl, chaque dimanche, pour se confier et s'évader du quotidien !

    L'auteur nous expose trois amies, trois afro-américaines, trois femmes au caractère marqué et pourtant si différentes les une des autres !
    Nous avons tout d'abord Odette né dans un sycomore qui a la particularité de voir et de parler aux personnes décédées. Ainsi, elle parle régulièrement à sa mère sans pour autant le dévoiler aux vivants. Malheureusement, Odette va devoir faire face à une terrible nouvelle : le cancer !
    Puis nous rencontrons Clarice, une ancienne star du piano, qui a tout abandonné pour fonder une famille avec Richmond, un ancien athlète, qui ne cesse de la tromper à tout va !
    Puis enfin, nous faisons connaissance avec la sublime Barbara Jean, qui cache ses malheurs dans l'alcool ..

    Au fur et à mesure de la lecture, nous apprenons à connaître ces trois quinquas qui ont eu une vie mouvementée : la ségrégation raciale, la maladie, la mort, ... Chaque personnage a le droit a son quart d'heure et petit à petit, des révélations sont faites !
    C'est un chouette roman où l'amitié prend une grande place. En effet, ces trois femmes s'entraident à chaque étape de la vie, que ce soit de bonnes ou de mauvaises nouvelles. On a envie de les avoir proche de soi, malgré leurs petits défauts.

    Impossible pour moi de préférer l'une ou l'autre, étant donné qu'elles sont décrites avec leurs qualités et leurs défauts. C'est ce côté humain qui ressort et qui je pense a été privilégié par l'auteur.

    Malheureusement, ce n'est pas un coup de cœur pour moi. J'ai mis plus d'une semaine à le lire et ce n'est pas mon genre de tarder sur un livre. Même si les thèmes sont intéressants, j'ai l'impression que je vais très vite oublier l'histoire d'Odette, Clarice et Barbara Jean... Heureusement, il y a d'autres avis que le mien pour vous donner envie, n'est-ce-pas Karine ? ;)

    Bref, un roman sympa mais dont je ne retiendrais pas grand chose...

  • "Fleur de béton" de Wilfried N'Sondé

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    Antonio, le frère aîné de Rosa Maria est retrouvé battu à mort sur un parking de supermarché. Dans la cité des 6000, personne ne sait exactement ce qui s'est passé mais tous le monde regrette sa disparition. Pour Rosa Maria c'est un grand vide. Elle se console au sous sol de l'immeuble, transformé en boite de nuit. Là-bas, elle rêve de Jason, un caïd bon danceur de la cité. Elle s'éloigne de la violence paternelle dans ses rêves et ses pensées. Mais une altercation avec la police va bouleverser la vie de la cité mais aussi celle de Rosa Maria...

    Je remercie tout d'abord Libfly et les éditions Actes Sud pour l'envoi et la découverte de ce livre. En effet, ce titre concourt pour le prix Amila Meckert, qui sera remis lors du salon du livre d'expression populaire et de critique sociale à Arras le 1er mai 2013.

    Je dois dire d'avance qu'il s'agit d'un véritable coup de coeur pour moi ! Une surprise inattendue que ce soit au niveau de l'histoire ou du style d'écriture de l'auteur. C'est une réelle découverte puisque je n'avais jamais entendu parler de ce livre, ni de cet auteur avant la lecture de "Fleur de Béton". Le résumé de l'éditeur, soit la 4e de couverture, m'a attiré et donné envie de le découvrir.

    L'auteur laisse place à différents narrateurs mais le fil conducteur reste tout de même la mort inexplicable d'Antonio : Rosa Maria voue une grande admiration pour les actions menés par son frère, ce qui est aussi le cas de Mouloud un de ses ami ; Margarine, la prostitué de la cité possédait de vrais sentiments pour Antonio ; quant à son père Salvatore, on sent que de réelles tensions ont existés entre lui et Antonio. Petit à petit, on découvre la vie de cité et ses personnages tous différents.

    Je suis tombée sous le charme du style et de l'écriture de l'auteur. Un texte teinté de poésie où l'espoir et le rêve ont une place majeure dans un cadre qui en est dépourvu... On ne peut s'empêcher de relire plusieurs fois quelques passages et je dois dire que j'ai noté pas mal de citations dans mon petit carnet.

    Enfin, un petit mot sur la couverture qui attire l'oeil au premier regard et qui je pense correspond bien à la personnalité de Rosa Maria !

    Bref, une pure merveille, un auteur à découvrir et un joli coup de coeur !

    Petites citations pour la route : "Rosa Maria jubile, la fête va bientôt commencer, la musique et le reste, l'ambiance qui fait chaud au coeur, le bruit pour oublier, s'amuser loin de la famille, des professeurs, se cacher et rêver en secret, n'être plus qu'un vertige, une légère sensation d'étourdissement, des bulles dans la tête, chasser les images qui lui fendent le coeur, celles de la mort encore récente de son grand frère Antonio."

    "Dans le quartier neuf et torturé qui se cherche encore une âme, Rosa Maria navigue à vue, désorientée, elle s'emploie de toutes ses forces à fuir la morosité et décrocher un peu de bonheur en goûtant à l'espoir du bout des lèvres."

    "Avec le temps et l'habitude, Rosa Maria a appris les coups, elle sait qu'à un moment ils s'arrêteront, les insultes aussi, il suffit de rêver instantanément autre part, là où tout est calme et beau, un endroit magique, paisible, près de l'eau, avec, autour, la nature sauvage et accueillante, des chants d'oiseaux."

    "Tout près de Rosa Maria, le vide, une plaie ouverte, l'avenir encore plus incertain, puisque les rêves sont percés de toutes parts, évaporés dans l'indifférence et l'absence."