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  • "Il n'est jamais trop tard" d'Anne Youngson

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    Depuis sa ferme anglaise, Tina Hopgood écrit une lettre au professeur Glob. Mais c'est le conservateur du musée de Silkeborg, Anders, qui lui répond. Petit à petit, leur échange épistolaire perdure et ils font ainsi connaissance. Ils se livrent sur leur vie personnelle : Tina semble traverser quelques passages à vide, tandis qu'Anders se remet doucement de la disparition de sa femme. Quelles conséquences leurs échanges vont-elles avoir sur leur propre vie ?

    Lorsque les éditions Denoël m'ont proposé de recevoir ce roman, j'ai tout de suite été attiré par le côté épistolaire, par la couverture simple mais jolie, et également par le titre qui apporte son lot de questionnements.

    L'histoire débute par une lettre de Tina qui est adressée au professeur Glob. Ce dernier a découvert lors d'une fouille archéologique "L'homme de Tollund" qui repose aujourd'hui au musée de Silkeborg, où travaille justement Anders. C'est par ce fameux "homme de Tollund" que démarre la correspondance entre Tina et Anders. Ils reviendra à plusieurs reprises au cours du roman, un peu comme un fil conducteur.

    Les deux personnages se dévoilent morceau par morceau, lettres après lettres. Ils montrent ainsi leurs souhaits, leurs regrets, leurs problèmes, leurs joies, leurs sentiments, ... et vont s'aider mutuellement à prendre la bonne décision, à se conseiller ou tout simplement à veiller l'un sur l'autre. Ces deux inconnus que plusieurs pays séparent (Tina est au Royaume Uni, Anders au Danemark) vont entamer une relation particulière et inattendue.

    Le lecteur prendra plaisir à voir leur relation évoluée et à découvrir ces deux personnages au travers de différentes anecdotes. Vous l'aurez compris, il faut savoir être patient en lisant ces lettres car il n'y a pas de rebondissements comme on peut en trouver dans des romans dit de "page-turner". Au contraire, il faudra faire attention aux détails, prendre le temps et apprécier ce livre avec une certaine forme de poésie, comme le suggère le style de l'auteure. Malgré tout, c'est un livre qui se lit rapidement et que j'ai beaucoup apprécié.

    J'ai aimé les notes de l'auteure concernant "L'homme de Tollund" et je n'ai pas pu m'empêcher de faire une petite recherche sur internet pour voir à quoi il ressemblait. Ce livre m'a donc permis d'apprendre des choses.

    Le final des romans épistolaires me fait toujours un peu peur mais ce ne fut pas le cas ici. L'auteure a su nous donner une fin à la hauteur du roman !

    Bref, une lecture plaisante et agréable !

    Je remercie les éditions Denoël !

    Bonus : Pour feuilleter les premières pages du livre, ça se passe par ici !

    Titre : Il n'est jamais trop tard (Meet me at the Museum)
    Auteure : Anne Yourngson
    Traductrice : Perrine Chambon
    Editeur : Denoël
    Parution : 23 Mai 2019

  • "Plus tard je serai moi" de Martin Page

    plus tard je serai moi.JPG

    Séléna est une jeune ado qui ne sait pas encore réellement ce qu'elle veut faire plus tard. Ses parents par contre, ont des avis très tranchés. On pourrait croire qu'ils veulent qu'elle devienne médecin, avocate ou un autre métier prestigieux... eh bien non ! Ils veulent qu'elle soit une artiste. S'en suit des évènements plus rocambolesques les un que les autres !

    La difficile question de l'orientation et du futur métier est une étape par laquelle nous sommes tous passé un jour ou l'autre. Ici, Séléna ne sait pas encore ce qu'elle veut faire mais rien ne presse réellement. Les parents de Séléna regrettent apparemment leur choix de vie et aimeraient tout plaquer pour se pencher un peu plus sur leur passion. Mais voilà, Séléna n'a pas forcément une âme d'artiste et ne veut pas qu'on l'y oblige. Et pourtant, c'est exactement ce que vont faire ses parents : ils lui achètent un piano, de la terre pour découvrir la poterie, un appareil photo, une caméra... bref ils veulent qu'elle trouve sa voie artistique !

    Mais cela prend rapidement des proportions énormes, puisqu'ils vont même jusqu'à la mettre dans la vraie condition d'un artiste : à savoir qu'un artiste a peu de revenu (cliché en veux tu en voilà) donc ils ont décidé d'arrêter le chauffage et c'est bien connu que les artistes n'ont pas le vie facile, donc les parents de Séléna s'improvisent des dettes d'argent et une vie d'alcoolique...

    Avec autant de clichés et de telles situations, autant vous dire que vous allez sourire à quelques passages ... et qu'il est possible que vous ne trouviez pas crédible ce genre d'histoire (non mais quels parents iraient jusque là ?). Malgré tout, c'est un livre qui parlera sûrement à quelques ados en plein doute sur leur orientation ou qui subissent d'une manière ou d'une autre beaucoup de pression de l'entourage sur leur future carrière.

    Je ne vous dirai pas comment cela se termine mais il y a au fond une belle morale à tirer ce court roman (73 pages) pour ados !