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masse critique - Page 3

  • "In utero" de Julien Blanc-Gras

     

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    Julien Blanc-Gras est un écrivain globe-trotter. Il aime voyager aux quatre coins du monde, mais lorsque sa femme lui annonce qu'elle est enceinte, c'est un tout autre voyage qui s'offre à lui : celui de la paternité. A partir de ce moment, l'auteur va s'acharner à écrire un journal de grossesse d'un futur père où il pourra retranscrire ses émotions mais surtout les questions qui le taraudent.

    Julien Blanc-Gras, je le connais par sa chronique dans le magazine Aller/Retour. Alors quand on me propose de découvrir son dernier roman, je saute sur l'occasion et je crois que j'ai bien fait !

    Le fait de découvrir le monde de la grossesse d'un point de vue masculin, à savoir celui d'un futur père, m'a tout de suite intéressée. C'est rare de donner la parole aux hommes sur ce genre de sujet et l'auteur le fait remarquer à plusieurs reprises dans ce livre.

    C'est écrit à la manière d'un journal, mais sans date, ni lieu. L'auteur nous fait partager la grossesse de sa femme, du début à la fin, mais il s'attarde néanmoins beaucoup plus sur son ressenti, ses questionnements et ses émotions.

    J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, sa manière bien particulière de nous retranscrire cette période importante dans la vie d'une femme, mais aussi dans celle d'un homme. Son ton parfois piquant et quelques fois cynique m'a un peu rappelé le style de Beigbeder ou celui de Nicolas Rey (la dose sex&drugs en moins...). J'ai souri à plusieurs reprises et je n'ai pas pu m'empêcher de relever plusieurs citations.J'ai même dû me forcer à morceler ma lecture en plusieurs fois, histoire qu'il me dure encore un peu plus longtemps. Il faut dire qu'il n'est pas très épais : 190 pages.

    J'ai réellement accroché au style de l'auteur et je prendrais un réel plaisir à découvrir ses précédents romans.

    Je remercie Babelio ou les éditions Au Diable Vauvert.

    Petites citations pour la route : "La vie est un trésor, mais personne n'échappe au deuil, à la maladie, à la tristesse et à la table basse qui se cogne contre le petit orteil au réveil."

    "Si avoir un enfant constitue le plus grand des bonheurs, c'est aussi s'exposer au plus grand des malheurs."

  • "Alors vous ne serez plus jamais triste" de Baptiste Beaulieu

     

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    C'est l'histoire d'un homme médecin qui a perdu l'envie de vivre. Il décide donc de mettre fin à ses jours. Néanmoins, avant de passer à l'acte, il se rend à l'hopital pour mettre un peu d'ordre dans ses papiers. Il prend alors un taxi et se retrouve avec une conductrice excentrique qui voit tout de suite clair dans son jeu. Cette petite vieille bizarre lui propose alors un drôle de marché : sept jours pour lui redonner le goût de vivre... Le compte à rebours est lancé !

    Voici un livre qu'il m'a été possible de découvrir grâce à un masse critique spécial de Babelio. Le titre m'a tout de suite interpellé et la curiosité a été plus forte que la raison !

    Tout d'abord, l'auteur nous prévient que ce livre est un compte à rebours, il est donc normal de trouver la pagination totalement chamboulé. Nous commencons donc par la page 271 pour finir avec la page 1 ! C'est la première fois que je vois ça dans un livre, et ça m'a tout de suite mis dans l'ambiance !

    Et oui parce que le personnage de la petite vieille chauffeur de taxi, elle déménage ! Elle a des drôles de toc (comme remuer la cendre du cendrier) et aurait des pouvoirs (comme devinait quand quelqu'un va mourir) qu'elle détiendrait de ses tantes. Vous l'aurez compris, on ne risque pas de s'ennuyer avec elle ! Et cela va être le cas du docteur puisqu'elle va lui faire faire tout un tas de drôles de choses : comme faire le tour du cimetiere en courant plusieur fois, le faire tirer sur des citrouilles... et j'en passe !

    Vous allez donc sourire à quelques reprises, il faut cependant accepter le côté excentrique et décalé de cette petite vieille. Il faut savoir se laisser bercer où l'auteur veut nous emmener. Même si j'ai vu la fin arriver quasiment dès le début du livre, je dois dire que l'auteur a tout de même reussi à me surprendre un peu.

    J'ai également apprécié les passages où le docteur se rappelle quelques patients à lui, qui l'ont marqué au cours de sa carrière. Cela nous permet de nous faire une image plus précise du personnage du docteur.

    Bref, un conte moderne assez décalé mais qui se lit vite et bien !

    Je remercie Babelio et les éditions Fayard !

  • "C'est dimanche et je n'y suis pour rien" de Carole Fives

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    Léonore a décidé de mettre sa vie en parenthèse pour retrouver la tombe de son premier amour, José, au Portugal. Elle ne sait pas exactement où il repose mais s'engage dans ce voyage un peu particulier, au rythme des souvenirs et des révélations.

    J'avais découvert Carole Fives avec son livre "Que nos vies aient l'ait d'un film parfait" et j'avais aimé sa façon d'écrire sur des sujets pas très joyeux mais d'actualité.

    Ici, nous rencontrons Léonore, une femme qui a du mal à avancer dans la vie. Du jour au lendemain, elle part retrouver la tombe de José, son premier amour, quitte à délaisser son amant actuel Laurent. C'est un voyage qu'elle redoute et qu'elle reporte depuis longtemps, mais cette fois elle ose. Une manière d'avancer à sa manière. On assiste donc à ses démarches administratives parfois laborieuses et aux différentes rencontres qu'elle trouvera sur son chemin.

    A côté de l'histoire de Léonore, qui petit à petit nous livre son histoire avec José, nous avons quelques passages en italique qui donne voix à José. Ce sont pour la plupart des souvenirs n'ayant parfois aucun rapport avec Léonore.

    Petit à petit, nous découvrons alors comment José est mort, les circonstances et les conséquences pour son entourage et notamment pour Léonore.

    Encore une fois, l'auteure s'attache à un thème difficile à exploiter mais elle le fait avec une très belle plume qui nous accompagne du début à la fin. J'aime sa manière de nous présenter ses personnages. On en apprend sur eux petit à petit, par petite touche, sans nous livrer tout d'un coup. On prend le temps de les connaître et forcément on s'attache à eux.

    L'auteure nous parle également des immigrés portugais qui arrivent en France dans les années 70, pour trouver du travail, notamment construire les maisons des français, alors qu'ils vivent dans des conditions difficiles, parqués dans des genres de bidonvilles.

    Je remercie Babelio et les éditions Gallimard.