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masse critique

  • "Qui je suis" de Mindy Meija

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    Dans la petite ville tranquille de Pine Valley où tout le monde se connait, Hattie Hoffman, dix-huit ans, vient d'être retrouvée assassinée sauvagement. Qui a bien pu en vouloir à cette jeune fille bien sous tout rapport ? Elle qui était une fille sérieuse, une excellente élève, une petite amie dévouée... Le shérif Del, ami du père d'Hattie,  est chargé de l'enquête. Il pensait la connaitre mais les secrets et les révélations ne vont pas tarder à faire surface...

    J'avais vu ce titre et lu de bon échos, notamment sur Instagram, alors quand je fus sélectionnée sur ce titre pour le dernier Masse Critique de Babelio, je fus ravie !

    J'ai mis un peu de temps à le lire, non pas parce qu'il ne m'a pas plu, mais plutôt dû à un contexte non favorable pour la lecture... Il a donc traîné dans mon sac pendant plusieurs jours avant que je puisse avoir l'occasion de l'ouvrir. Et à partir de ce moment là, je peux vous dire qu'il est difficile de le lâcher.

    Il y a trois narrateurs à cette histoire : Hattie (avant qu'elle ne disparaisse bien sûr), Del (le shérif chargé de retrouver le coupable) et une troisième personne dont je préfère ne rien dire pour vous laisser un peu de suspense (quand même !). J'ai adoré avoir les points de vue de ces trois personnages. Cela permet d'avoir plusieurs versions d'une même scène, de connaitre un peu plus en profondeur les personnages, mais cela nous amène également à avoir plusieurs suspects différents. Et je dois dire que l'auteur a réussi à me surprendre car ce sont les toutes dernières pages qui nous donne les réponses tant attendues. Et je ne m'attendais pas à cela, j’étais même carrément à côté de la plaque !

    Concernant le personnage d'Hattie, j'ai eu du mal à m'attacher à elle. On ne sait pas réellement qui elle est, dû à ses multiples personnalités. C'est le petit bémol que j'apporterai à ce roman, mais ce n'est pas un défaut car cela colle parfaitement à l'histoire, c'est plutôt une remarque personnelle propre à mes goûts.

    Bref, un thriller prenant à découvrir !

    Je remercie Babelio et les éditions Mazarine !

  • "Si j'avais un perroquet je l'appellerais Jean-Guy (parce que Coco c'est déjà pris)" de Blandine Chabot

     

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    En lisant un livre de Françoise Sagan emprunté à la bibliothèque, Catherine tombe sur un papier où il est écrit le prénom de Jean-Philippe, son numéro de téléphone et le message suivant : "Appelle-moi quand tu veux". Catherine, un peu excentrique, se lance dans l'aventure et décide d'appeler le numéro ... Va-t-elle tomber sur ce mystérieux Jean-Philippe ? Qui est-il ? Et pourquoi son numéro était-il dans ce livre ?

    Le titre à rallonge et un tantinet loufoque m'a tout de suite fait sourire et j'ai été attirée par ce livre en lisant le résumé. J'ai tout de suite accroché à cette mystérieuse histoire de papier laissé dans un livre avec un numéro de téléphone et un prénom. Etant bibliothécaire, j'ai déjà trouvé pas mal de chose dans les livres et je dois dire que cela n'est pas banale comme point de rencontre ! ;)

    Cela m'a tout de suite donné envie de savoir si Catherine allait appeler le numéro, si elle allait oser, ce qui allait en découler, etc.. C'est intriguant et amusant à la fois. En tout cas, je sais que personnellement, je n'aurais pas eu le courage de le faire ! C'est surprenant car Catherine n'a pas vécu des choses faciles, notamment sa dernière relation amoureuse (mais je vous laisse découvrir tout cela par vous-même).

    Le personnage de Catherine est assez loufoque mais on s'attache malgré tout assez rapidement à elle. Elle nous présente son univers et son quotidien, mais les autres personnage restent suffisamment en retrait. 

    J'ai aimé le style de l'auteur, malgré quelques digressions par moment. J'ai retenu quelques passages qui m'ont marqué, heureusement j'avais mon petit carnet à citations sous la main ! ;)
    C'est un roman qui se lit facilement, même si pour ma part, j'ai mis un peu de temps à la lire dû à d'autres occupations.

    Bref, un roman contemporain sympa avec une petite touche d'excentricité !

    Je remercie Babelio et les éditions Le Cherche-Midi !

    Petites citations pour la route : "Quand on se pète une jambe on met un plâtre et on attend. Mais quand on a le cœur défoncé, on met quoi ? Rien. Et c'est ça le plus terrible. La seule béquille est le temps. Le seul pansement est le reste de ta vie."

    "Une mère, c'est une couverture autour des épaules, sur une terrasse, un soir d'été. Une mère ça chante dans le noir. Une mère ça veille dans le soir. Une mère c'est la rampe de l'escalier. L'escalier et ses marches glissantes. L'escalier et ton pas maladroit. Une mère ça sait quand le coup de pied au cul sera plus bénéfique que la caresse sur la joue. Une mère c'est une issue dans un calvaire sans issue. Une mère c'est un docteur. Une mère c'est un psy. Une mère c'est une infirmière. Une mère c'est une enseignante, un chauffeur et une couturière. Une mère c'est un justicier, une coiffeuse et une cuisinière. Une mère c'est une femme de ménage, un flic et une secrétaire. Une mère c'est une sainte. Une mère c'est une ballade à la harpe entre les tirs d'obus. Une mère c'est l'odeur du lilas. Une mère c'est la douceur d'une nuque de bébé, et la force d'un guerrier. Une mère c'est la limpidité de l'amour, c'est la générosité du philanthrope, c'est la sagesse du vieux Japonais. Une mère ça sent bon. Une mère ça sait quand dire non. Une mère ça tient bon. Une mère c'est le tronc d'arbre au-dessus de la rivière, c'est l'igloo encore debout, au loin, dans la toundra, et c'est celle qui, au sein de la noire et effrayante forêt, a allumé le feu de joie. Une mère c'est l'odeur de la viande qui cuit. C'est un bout du mimosa qui trempe dans un joli vase, au milieu d'une table soigneusement dressée. C'est la perfection d'un repas. C'est le tablier de cuisine délavé qui devient petite robe de soirée. Une mère c'est un sentiment et une nécessité. Celui et celle d'être aimé."

    "La vie ce n'est pas une succession de jours qui se ressemblent et que l'on contrôle. La vie c'est aussi des surprises, des déceptions, des problèmes, et des départs tragiques. C'est la vie..."

  • "La malédiction de la zone de confort" de Marianne Lévy

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    Elle, c'est Rose ! Elle a enfin décroché le rôle de sa vie dans une nouvelle série télé. Les seuls petits bémols sont : le fait d'avoir un présumé petit ami issu du Moyen Age et le fait de ne pas récupérer un livre médiéval qu'elle cherche depuis longtemps.
    Lui, c'est Ben ! Écrivain atteint du syndrome de la page blanche, il est au fond du trou. Ses seuls petits plaisirs sont les mails d'une certaine nana qui lui réclame à tout prix de rendre un livre médiéval.
    Rien ne les prédestinaient à se rencontrer... et pourtant !

    J'ai eu la chance de découvrir ce roman grâce au dernier masse critique de Babelio. J'ai choisi ce titre un peu par hasard, je l'avoue. J'avais juste envie d'une romance sympa. Et je dois dire que ce roman a tenu parole !

    J'ai pris plaisir à faire la connaissance de ces deux personnages principaux que sont Rose et Ben, mais également des personnages secondaires, qui apportent une touche de piment à l'histoire. Rose et Ben sont charmants et un peu excentriques (enfin surtout Rose qui voit et parle avec Guillaume, son soit disant petit ami chevalier du Moyen Age ... !). Forcément la romance entre eux, on l'a devine dès le début, mais j'ai surtout aimé les complications qui arrivent sur leur chemin.

    C'est une romance bien ancrée dans le présent avec de nombreuses références du monde d'aujourd'hui. Le style est très agréable à lire et facile d'accès. J'ai également apprécié les titres à rallonge des chapitres, c'est original et assez drôle.

    Le seul petit bémol pour moi c'est la couverture que je trouve un peu kitch. D'ailleurs je ne sais pas pourquoi, mais elle me fait penser à un livre de développement personnel... alors qu'on n'est pas du tout dans ce genre là !

    Bref, une romance contemporaine sympa à découvrir !

    Je remercie Babelio et les éditions Pygmalion !

    Petite citation pour la route : "La vie des autres est comme celle au cinéma. Toujours mieux."

  • "La symphonie du hasard. Livre 1" de Douglas Kennedy

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    Alice Burns, éditrice new-yorkaise, s'apprête à rendre visite à son frère Adam en prison. Mais celui-ci décide de lui révéler un lourd secret. C'est l'occasion pour Alice de replonger dans ses souvenirs et plus exactement dans l'histoire de sa famille. C'est parti pour une virée dans les années 70 !

    J'avais déjà lu plusieurs romans de Douglas Kennedy, certains que j'avais adoré (La poursuite du bonheur), d'autres bien aimé (L'homme qui voulait vivre sa vie) ou d'autres que je n'avais pas aimé (Mirage). Lorsque Babelio m'a proposé de recevoir ce livre, je n'ai pas hésité très longtemps !

    La symphonie du hasard est un premier tome. Le tome 2 est prévu en mars 2018 et le tome 3 en mai 2018 ! C'est cool, il n'y aura pas trop longtemps à attendre la suite des aventures de la famille Burns.

    Ce roman nous plonge dans les souvenirs d'enfance et d'adolescence d'Alice Burns. Elle nous explique les rapports tendus qu'elle entretient avec sa mère, la relation distante et pourtant si proche avec son père qui semble cacher pas mal de choses et elle nous dresse également deux portraits différents de ses deux frères : Peter et Adam.

    Plein de thèmes et de sujets sont abordés dans cette grande fresque des années 70 : la politique américaine avec Nixon au pouvoir, l'homophobie récurrente au quotidien, l'infidélité, la dépression, le coup d'état au chili, ... On se fait alors une idée plus précise de la société américaine à cette époque-là.

    Le rythme est plaisant. La première partie du bouquin s'intéresse au présent et les deux tiers du livre raconte le passé. Le style est accessible et nous raconte de grands épisodes des années 70 de manière romancée. J'ai beaucoup aimé la période où Alice est à l'université. Le final de ce livre 1 annonce un grand changement dans la vie d'Alice, il me tarde donc de découvrir la suite !

    Bref, un bon premier tome ! Vivement la suite !

    Je remercie Babelio et les éditions Belfond !

  • "Le nageur" de Roma Tearne

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    Ria est une femme solitaire qui vit recluse dans la maison d'enfance de son oncle. Un soir, elle aperçoit un homme nageant dans la rivière au fond de son jardin. Intriguée, elle fait la connaissance de Ben, vingt ans, réfugié du Sri-Lanka. Peu à peu des sentiments naissent entre eux, mais cela n'est pas forcément au goût de tous. Surtout quand des massacres d'animaux surgissent en même temps que l'arrivée massive de migrants...

    Je n'avais ni lu ni entendu de commentaires sur ce roman. Grâce au masse critique de Babelio, j'ai eu l'occasion de découvrir la plume de Roma Tearne. C'est le titre et la jolie couverture qui m'a attiré vers ce roman.

    Le livre se découpe en trois parties (et une au début qui présente un fait divers et amorce le décor). Chaque partie correspond au récit de trois femmes. La première concerne Ria. Je tairais les deux autres de peur de trop spoiler l'histoire.

    Ria nous raconte sa vie qui parait un peu triste malgré un décor des plus charmant. On s'imagine assez clairement cette maison dont elle a du mal à se séparer. Son quotidien va changer et s'épanouir grâce à sa rencontre avec Ben. A travers les yeux de Ria, nous faisons donc la connaissance de Ben, ce réfugié sri lankais qui a l'espoir d'une vie meilleure en Angleterre.

    Bien évidemment, tout ne sera pas rose entre eux. Les migrants font peurs pour certains et souffrent d'une mauvaise image, surtout quand on les suspectent d'égorger des animaux et de cambrioler des maisons.

    Vous l'aurez compris, ce roman aborde des thèmes importants comme l'amour, mais aussi des thèmes d'actualité comme les réfugiés ou le besoin fondamental de liberté.

    J'ai beaucoup aimé le style un tantinet poétique de l'auteur Roma Tearne. D'ailleurs, celle ci sait de quoi elle parle puisqu'elle a fui le Sri Lanka avec sa famille à l'âge de dix ans pour rejoindre l'Angleterre.

    Bref, un superbe roman à découvrir !

    Je remercie Babelio et les éditions Milady !