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babelio - Page 4

  • "C'est dimanche et je n'y suis pour rien" de Carole Fives

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    Léonore a décidé de mettre sa vie en parenthèse pour retrouver la tombe de son premier amour, José, au Portugal. Elle ne sait pas exactement où il repose mais s'engage dans ce voyage un peu particulier, au rythme des souvenirs et des révélations.

    J'avais découvert Carole Fives avec son livre "Que nos vies aient l'ait d'un film parfait" et j'avais aimé sa façon d'écrire sur des sujets pas très joyeux mais d'actualité.

    Ici, nous rencontrons Léonore, une femme qui a du mal à avancer dans la vie. Du jour au lendemain, elle part retrouver la tombe de José, son premier amour, quitte à délaisser son amant actuel Laurent. C'est un voyage qu'elle redoute et qu'elle reporte depuis longtemps, mais cette fois elle ose. Une manière d'avancer à sa manière. On assiste donc à ses démarches administratives parfois laborieuses et aux différentes rencontres qu'elle trouvera sur son chemin.

    A côté de l'histoire de Léonore, qui petit à petit nous livre son histoire avec José, nous avons quelques passages en italique qui donne voix à José. Ce sont pour la plupart des souvenirs n'ayant parfois aucun rapport avec Léonore.

    Petit à petit, nous découvrons alors comment José est mort, les circonstances et les conséquences pour son entourage et notamment pour Léonore.

    Encore une fois, l'auteure s'attache à un thème difficile à exploiter mais elle le fait avec une très belle plume qui nous accompagne du début à la fin. J'aime sa manière de nous présenter ses personnages. On en apprend sur eux petit à petit, par petite touche, sans nous livrer tout d'un coup. On prend le temps de les connaître et forcément on s'attache à eux.

    L'auteure nous parle également des immigrés portugais qui arrivent en France dans les années 70, pour trouver du travail, notamment construire les maisons des français, alors qu'ils vivent dans des conditions difficiles, parqués dans des genres de bidonvilles.

    Je remercie Babelio et les éditions Gallimard.

  • "Pour quelques milliards et une roupie" de Vikas Swarup

     

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    Sapna Sinha est une jeune femme qui a dû abandonner ses envies de travailler dans le monde de l'édition pour survenir aux besoins de sa mère malade et de sa petite soeur qui rêve de devenir célèbre. Elle travaille donc comme vendeuse d'électroménager. Un jour, elle rencontre un homme qui se dit PDG de la plus grande multinationale d'Inde. Il lui propose de passer sept epreuves pour pouvoir prendre sa place au sein de son entreprise. Sinha se méfie et sent l'entourloupe, mais un concours de circonstance fera qu'elle devra accepter sa proposition. Les épreuves commencent...

    L'auteur Vikas Swarup est l'auteur indien le plus célèbre, notamment grâce au succès de Slumdog Millionaire (titre du roman : Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint millardaire) adapté au cinéma et primé à plusieurs occasions.
    Lorsque Babelio m'a proposé de lire son dernier roman, je n'ai pas pu refuser cette si belle proposition !

    Et je ne le regrette pas du tout, puisque j'ai tout simplement adoré ! Je tiens tout d'abord à saluer le style de l'auteur, qui m'a comblé au niveau des citations ! Des mots et des paroles qui prennent sens, une belle réflexion sur la vie et le quotidien. Une lecture plaisante ne serait-ce que pour l'écriture de l'auteur.

    Alors bien sûr, l'histoire en elle-même semble peu crédible : un PDG qui choisit au hasard une jeune femme et lui propose de prendre la tête de son entreprise à condition qu'elle réussisse sept épreuves "de la vie" où certaines notions propres au PDG sont fondamentales comme l'intégrité, le courage, ... Je dois dire que la protagoniste principale ne se laisse pas facilement avoir, elle doute beaucoup du fondé de cette proposition et refuse quasi jusqu'à la fin de croire à cette chance.

    Une fois passée le côté "trop beau pour être vrai", je me suis laissée facilement bercer par l'histoire de Sapna. De plus, grâce à ce roman, on voyage à travers l'Inde d'aujourd'hui, qui n'a malheureusement pas que les bons cotés montrés aux touristes : la corruption, les traditions anciennes barbares, la mendicité, ...

    La fin m'a assez surprise par le tournant que l'auteur donne à son histoire. On arrive à une partie qui tire plus du polar que du roman.

    J'ai apprécié ce roman même si je suis persuadée que certains lecteurs n'apprécieront pas forcément le côté non crédible de cette histoire ! Un bon moment pour moi malgré tout !

    Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour la découverte de ce livre et de cet auteur !

    Petites citations pour la route : "Dans la vie, on n'obtient jamais ce qu'on mérite ; on obtient ce qu'on a négocié."

    "L'espoir est une drogue douce qui te fait planer selon la dose d'attentes irréalistes qu'on t'injecte. Reviens sur Terre, veux-tu ?"

    "Les morts ne meurent pas. Tant qu'on se souvient d'eux, ils continuent à vivre dans nos coeurs."

    "On ne choisit pas sa famille, mais on a toujours le choix de réparer ce qui a été cassé."

    "Personne ne peut prédire l'avenir. Et la clairvoyance n'est qu'un mot ronflant pour signifier qu'il faut tirer des leçons des échecs et des réussites du passé afin de s'assurer des beaux lendemains. Les hommes poursuivent cet idéal depuis la nuit des temps. Cela s'appelle survivre."

    "il y a des souvenirs qu'il vaut mieux garder enfouis dans un recoin de sa mémoire. Car, au contact de la réalité, ils se désagrègent à la lumière et tombent en poussière."

  • "Avant toi" de Jojo Meyes

     

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    Louisa a 27 ans, habite toujours chez ses parents malgré sa relation de six ans avec Patrick, un accro de la course à pied. Du jour au lendemain, la boulangerie où elle travaille, met la clef sous la porte. A la recherche d'un emploi, elle deviendra aide de vie d'un tétraplégique : Will. Petit à petit, elle tente de lui redonner goût à la vie. Sauf que son contrat est un CDD de six mois, le temps passe vite et la vie aussi...

    Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Milady pour l'envoi et la découverte de ce livre. Tout d'abord, c'est un petit pavé que nous avons là et c'est pourquoi l'éditeur à créée la collection "Grande romance" !

    Je dois dire qu'il s'agit ici d'une belle histoire et qui m'a fortement rappelé le film Intouchable. Je pense qu'on ne peut pas faire autrement que d'y penser ne serait ce qu'un instant. Mais contrairement au film et à l'histoire de Philippe Pozzo Di Borgo, ici l'aide de vie est une femme ! On est bien loin d'Abdel/Omar Si ! ;)

    Le personnage de Will m'a certe attendrie, sa situation est loin d'être facile : avoir une vie d'avant bien remplie et devenir du jour au lendemain dépendant de tous le monde, emprisonné dans son propre corps... ! On comprend ses choix, ses actes ou encore son caractère !
    Le personnage de Louisa quant à elle, est beaucoup plus mise en avant. Elle est tout d'abord la narratrice principale de ce roman. De plus, on suit son évolution personnelle et professionnelle. Elle est touchante car elle ne fait pas son âge, elle se laisse engloutir dans une routine qui ne devrait pas faire partie de sa vie. Petit à petit, elle va s'épanouir au côté de Will, comme aucune personne n'a réussi à le faire auparavant avec elle !
    Les personnages de Will et Louisa se complètent assez bien et font de cette histoire quelque chose d'unique !
    Enfin, la famille de Louisa m'a un peu tapé sur les nerfs, surtout sa soeur ! Je les ai trouvé nuisible et un peu à côté de la plaque... C'est ce qui explique aussi le personnage de Louisa au début du roman.

    Alors oui c'est un pavé mais il se lit assez rapidement. On se laisse facilement bercé tout au long de l'histoire à travers les personnages de Will et Louisa !

    La couverture est vraiment très belle et attire l'oeil ! Elle donne vraiment envie d'ouvrir ce bouquin et de se plonger dans cette chouette histoire !

    Pour info, ce livre sort le 22 mars 2013 ! Patience donc ! ;)

     

  • "The queen is dead" d'Aurélia Bonnal

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    Elo est écrivaine, épouse et maman. Elle semble posée dans sa vie, malgré une enfance que l'on sent difficile. Elle doute tout de même de ses talents d'écrivaine et se remet énormément en question.
    D'un autre côté, nous avons Bert, un vendeur de vin, qui jouait dans un groupe de rock durant ses jeunes années. Bert évolue lui aussi dans la vie, notamment au côté de Bibi, enceinte pour la première fois.
    Elo et Bert se sont connus pendant l'adolescence, mais la vie a fait qu'ils se sont perdus de vue... le hasard fait parfois bien les choses, surtout lorsqu'une libraire conseille à Bert de lire un roman écrit par Romane Tréma, le pseudonyme d'Elo...

    Le résumé fait par l'éditeur et l'histoire en elle-même m'ont convaincu de postuler pour ce livre lors de l'opération Masse Critique de Babelio. J'ai eu la chance de le recevoir et lorsque j'ai commencé cette lecture, je ne m'attendais pas à ça...
    Tout d'abord, j'ai eu du mal avec le style d'écriture. Tout est en prose, pas de guillemets, ni de tiret, ni de retour à la ligne pour les dialogues, ce qui forme des paragraphes plus ou moins conséquents. Au début, on a du mal à savoir qui parle, déjà en tant que narrateur, puis dans les dialogues. Pas évident donc... puis au fur et à mesure, on s'habitue au style de l'auteur et on se laisse porter par cette écriture un peu poétique et pas banale.

    L'auteure en faisant intervenir une écrivaine et son oeuvre, pose la part de la fiction et du réel dans la littérature. En effet, Elo écrit ses souvenirs, Bert en faisant partie, il devient à son tour un des personnages du roman d'Elo. Celle ci ce pose d'ailleurs plusieurs fois la question sur comment les gens peuvent réagir lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils ont inspirés ou même sont devenus un des personnages à part entière. J'ai aimé les questionnements, les réflexions et les doutes d'Elo en tant qu'auteure.

    La musique est aussi un des thèmes récurrents du livre. Bert est à la base musicien et Elo nous parle de sa playlist d'albums, dont celui des Smith "The queen is dead", qui explique le titre du livre d'Aurélia Bonnal. Même si je ne suis pas forcément une pro du rock, je me suis laissée bercer par ce sujet.

    Vous l'aurez compris, l'auteur insiste beaucoup sur la réflexion et la peur des personnages à se retrouver et à faire face à leur passé commun. La fin est cohérente, surtout pour le personnage d'Elo, mais un peu moins pour celui de Bert. Je m'attendais à un ou deux chapitres de plus sur lui...

    J'aurais dû mal je pense à le conseiller car il est assez différent de mes lectures habituelles, mais au final j'ai passé un agréable moment avec ce livre !

    Je remercie encore une fois Babelio et les éditions Buchet-Chastel pour cet envoi et pour cette découverte !

    Petites citations pour la route : "Je ne savais pas si c'était chiant ou si ça me plaisait, mais ça m'intriguait cette histoire." (La phrase idéale pour mon ressenti sur ce livre ^^)

    "Tu es folle. Tu crois, demanda-t-elle, comme une vraie question. Non, tu n'es pas folle, j'avais envie de lui dire que c'était le monde qui était fou mais on n'était pas non plus dans un film de la Nouvelle Vague, et cette réplique, non Elo, c'est le monde qui est fou, je la gardai pour moi et je lui souris tout simplement parce qu'elle me rendait gentil." (Pour vous situer un peu le style particulier mêlant prose et dialogue sans distinction aucune.)