Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

delphine - Page 4

  • "No et moi" de Delphine de Vigan

    no et moi.JPG

    Lou Bertignac, jeune ado surdouée, rencontre Nolween, alias No, une jeune femme SDF. Pour son exposé sur les femmes sans-abris, Lou interview à plusieurs reprises No qui lui explique alors le froid, la peur, l'errance, la violence,... tout ça avec réserve et timidité. Après l'interview, No s'éloigne et se cache de Lou, mais celle ci la retrouve et lui propose son aide pour s'en sortir...

    C'est l'histoire d'une rencontre pas comme les autres, d'un apprivoisement (comme dans la Petit Prince dont l'auteur fait référence) entre deux personnes totalement différentes.

    C'est toujours aussi bien écrit, on retrouve la plume de Delphine de Vigan, une de mes auteures chouchoutes ... Des chapitres courts qui nous font tourner les pages à une vitesse folle.
    On a là, un thème fragile et dur abordé avec facilité, notamment grâce au personnage d'ado de Lou, qui est la narratrice du livre.
    On ressort forcément secouée de cette lecture, on se souvient que, oui c'est la triste réalité, que sortir de l'enfer de la rue n'est pas chose facile, que le système est vraiment mal foutu et qu'on est limite impuissant face à cela... J'admire le courage de Lou d'avoir réussi à approcher No et d'avoir essayé de l'aider du mieux qu'elle a pu. J'admire la force de No d'avoir tenté de se relever et de ne pas avoir entrainer Lou dans sa chute...

    Je n'ai pas vu le film donc je ne peux pas comparer, mais le livre m'a vraiment donné envie de le regarder, juste pour comparer !

    Bref, j'ai passé un bon moment avec No et Lou, et cela m'a forcément donner envie de continuer ma découverte des romans de Delphine de Vigan. J'ai déjà lu "Les heures souterraines" (gros coup de coeur pour moi ^^) et "Rien ne s'oppose à la nuit" et je suis très tentée par "Un jour sans faim" (qui finira surement dans ma PAL un jour ou l'autre) !


    Petites citations pour la route : "Dans la vie, il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il est impossible d'arrêter de penser."

    "Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s'il est tout déchiré."

  • "Le nouveau nez" de Fanny Robin et Delphine Vaute

    nouveau,nez,fanny,robin,delphine,vaute

    Yohann et sa famille râlent en permanence, même le jour de Noël ! Le papi de Yohann décide donc d'offrir un cadeau un peu spécial : un nez rouge ! Il le met sur son nez et déclare " Mes enfants je vous ai offert ce nez car j'en ai assez que vous vous plaignez toujours. Alors maintenant dans les bons comme les mauvais jours, si quelque chose vous a contrarié, arborez ce nouveau nez !" ! Depuis Yohann applique à la lettre le conseil de son grand père surtout dans les moments difficiles ...

    Depuis le temps que je devais me procurer cet album, j'ai profité du salon jeunesse de Montreuil pour me le faire dédicacer par Fanny Robin, jeune auteure jeunesse, qui plus est copine de moi, puisque nous avons passé une petite année d'étude ensemble ! :)
    Alors que dire ? Plein de choses positives évidemment ! ;)
    Déjà l'histoire est vraiment superbe avec une morale positive et beaucoup d'humour ! Je ne m'attendais pas à une telle fin mais c'est ce qui fait aussi le charme de ce petit album !
    En ce qui concerne les illustrations, c'est un mélange de dessin et de collage ! Les personnages transformés en oiseaux m'ont fait bien rire !

    Bref, un album d'actualité puisque l'histoire se déroule pendant la période de Noël et qu'il faut nécessairement avoir lu ! :)

    nouveau nez extrait.JPG

     

    Allez jeter un coup d'oeil au site de Fanny Robin et Delphine Vaute !

    2460709021.png

     

    5e album du challenge d'Hérisson "Je lis aussi des albums"

  • "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

    RIEN_N~1.JPG

    L'auteure, Delphine de Vigan, décide d'écrire sur sa mère Lucile, morte dans son lit, il y a un peu plus de 12 ans. Elle y parvient grâce aux lettres, photos et interviews de son père et de ses oncles et tantes. Elle est aussi consciente en tant qu'écrivain, qu'il ne s'agit pas d'un thème nouveau dans la littérature et que plusieurs écrivains s'y sont risqués avant elle.
    Delphine de Vigan nous explique aussi grâce à quelques chapitres par ci par là, comment elle a écrit ce livre, comment elle y est parvenu, les différentes étapes, ses propres doutes et questionnements. Et c'est bien normal vu le lot de tragédies et de drames qu'il y a eu dans cette famille : accident mortel, inceste (?), folie, alcool et drogues, ...

    J'avais beaucoup aimé "Les heures souterraines" de cette auteure, j'avais donc hâte de découvrir son nouveau livre. Delphine de Vigan a une belle écriture et une façon d'écrire assez touchante et émouvante.
    On y retrouve toujours un peu d'elle (même si là elle parle essentiellement de sa mère) ce qui évoque une touche d'authenticité et que j'apprécie beaucoup.
    Cette lecture fait forcément réfléchir, j'ai d'ailleurs plein de fois penser à ma relation avec ma mère et ma famille en général. Je me suis même dis que cela ne devait vraiment pas être facile pour elle de livrer une histoire aussi personnelle, publique. Alors chapeau ! 
    Un roman intimiste qui mérite largement ses prix (Prix Fnac et Prix France Télévision, si je ne me trompe pas !).

    Petites citations pour la route : "Je perçois chaque jour qui passe combien il m'est difficile d'écrire ma mère, de la cerner par les mots, combien sa voix me manque."

    "Lucile est devenue cette femme fragile, d'une beauté singulière, drôle, silencieuse, souvent subversive, qui longtemps s'est tenue au bord du gouffre, sans jamais le quitter tout à fait des yeux, cette femme admirée, désirée, qui suscita des passions, cette femme meurtrie, blessée, humiliée, qui perdit tout en une journée et fit plusieurs séjours en hopital psychiatrique, cette jeune femme inconsolable, coupable à perpétuité, murée dans sa solitude."

    "J'écris Lucile avec mes yeux d'enfant grandie trop vite, j'écris ce mystère qu'elle a toujours été pour moi, à la fois si présente et si lointaine, elle qui, lorsque j'ai eu 10 ans, ne m'a plus jamais prise dans mes bras."

  • "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan

    9782709630405.jpg

    C'est l'histoire de Mathilde d'un côté et de Thibault de l'autre. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et vivent des vies très différentes.
    Mathilde travaille dans une grande entreprise à un poste de responsabilité. Tout son univers professionnel va s'écrouler quand Mathilde décide, pour une fois, de ne pas être d'accord avec son patron. Elle ne réalise pas alors qu'elle vient de tomber au plus bas et découvrira le harcélement moral dans les moindres mesures...
    De son côté, Thibault est médecin urgentiste à domicile. Il entretient une relation non officielle avec Lila, basée sur le sexe, et non pas sur les sentiments, comme le voudrait Thibault. Un jour, il décide d'arrêter cette relation au goût de gachis et de perte de temps.

    Un réel coup de coeur pour ce roman aux destins différents et pourtant si proches ! Je me suis davantage rapproché du personnage de Mathilde que celui de Thibault, pourtant toutes les citations que j'ai retenu, proviennent du récit de Thibault (allez comprendre ^^) !
    Le monde cruel de l'entreprise et de ses dérives, ainsi que l'angoisse de la solitude y sont très bien retranscrits.
    J'ai adoré le côté humain de ce livre et je le recommande ! D'ailleurs une de mes collègues a adoré et on en a discuté pendant un bout de temps ! ^^

    Petites citations pour la route : " Maintenant elle le remercie d'être là. En attendant mieux. Elle n'a pas peur de le perdre, de le décevoir, de lui déplaire, elle n'a peur de rien : elle s'en fout. Et contre ça, il ne peut rien."

    "Les jeux sont faits. Il a suffisament vécu pour savoir qu'il faut passer à autre chose, mettre un terme, sortir de là."

    "Ce jour-là peut-être il avait compris que rien ne pourrait vivre ni grandir entre eux, rien ne pourrait s'étendre ni s'approfondir, et qu'ils resteraient là, immobiles, dans la surface molle des histoires éteintes. Ce jour-là peut-être il s'est dit qu'un jour il aurait la force de s'extraire et de ne jamais se retourner."