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le livre de poche

  • "Respire" d'Anne-Sophie Brasme

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    Charlène est une ado que personne ne remarque. Elle s'efface en permanence et la solitude est son amie. Un jour, s'en est trop et Charlène tente de se suicider. A partir de là, c'est Sarah, une nouvelle à l'école qui la prend sous son aile. Elles deviennent les meilleures amies du monde et Charlène se sent enfin vivante. Mais petit à petit l'atmosphère entre elle change du tout au tout. Comment Charlène va-t-elle réagir ?

    On m'a offert ce court roman à Noël, il y a deux ans et il est resté dans ma PAL depuis tout ce temps. Aujourd'hui, j'ai passé une journée entière à le dévorer !

    Tout commence par le premier chapitre où la narratrice, Charlène, nous explique qu'elle est en prison. Comment a-t-elle pu en arriver là ? Elle va ensuite nous raconter son adolescence assez terne puis sa rencontre avec la pétillante et populaire Sarah, leur amitié, puis vient ensuite l'obsession...

    J'ai adoré le style et l'écriture de l'auteur. C'est superbement bien écrit, elle plonge le lecteur au cœur de l'amitié obsessionnelle de Charlène et Sarah. On est captivé du début à la fin et même si l'on sait que la fin sera tragique, on a envie de découvrir comment la situation a pu se détériorer à ce point.

    Ce roman exprime très bien la dure période de l'adolescence. C'est pourquoi, je pense que c'est un livre qui s'adresse autant aux ados qu'aux parents/adultes.

    Il me tarde à présent de découvrir le film adapté au cinéma par Mélanie Laurent !

    Bref, un roman contemporain qui a su me charmer du début à la fin !

  • "Xénia" de Gérard Mordillat

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    Xénia, 23 ans, vit avec son petit bébé Ryan. Elle vient de se faire larguer par Jipé, le père de Ryan. Elle enchaine les heures de ménages, jusqu'au jour où elle se fait virer pour avoir amené son bébé sur son lieu de travail. Juste avant ça, elle rencontre Gauvain, le patron de la banque dans laquelle elle fait le ménage. Petit à petit, ils entretiennent une liaison. Xénia ne vit pas une vie facile et pour joindre les deux bouts, elle se fait souvent aidée par Blandine, sa voisine, qui travaille à l'hypermarché en tant que caissière.

    L'histoire de Xénia, c'est l'histoire de beaucoup de français d'aujourd'hui qui galèrent dans la vie : il faut gérer son boulot, ses enfants, son couple, l'argent, ... bref le quotidien.

    Gérard Mordillat aborde plein de thèmes différents : le travail du dimanche (l'hypermarché où Blandine travaille envisage de faire travailler les employés le dimanche), les conditions de travail, la pression, le burn-out, le suicide, le racisme noir/blanc, les différences riches/pauvres, les licenciements,... Des thèmes sociaux importants et qui font malheureusement partis de notre société actuelle. Du coup, lire ce livre c'est une autre manière de prendre conscience des problèmes de notre société. Une véritable prise de conscience !

    On s'attache assez vite aux personnages, notamment ceux de Xénia et Blandine. Je n'ai pas toujours été d'accord avec certains de leurs choix ou certaines de leurs décisions, mais cela ne m'a pas empêché de les trouver hyper fortes et courageuses, faces aux galères du quotidien !

    J'ai beaucoup aimé l'écriture de Gérard Mordillat. On a envie d'en savoir plus, on tourne les pages happé par les galères de Xénia, Blandine et les autres. Alors certes, les thèmes abordés ne sont pas des plus joyeux, mais je vous assure que le style de l'auteur nous convainc plus d'une fois de continuer sa lecture et surtout de l'apprécier !

    Bref, un roman social contemporain qui m'a beaucoup plu !

    Petites citations pour la route : "Tout bout dans sa tête, les prix qui augmentent sans cesse, les salaires qui baissent, les patrons qui ne les considèrent plus comme des êtres humains mais comme "variables d'ajustements", les racistes qui paradent à la télé, la solitude qui gangrène tout et tout le monde...
    Une guerre qui ne dit pas son nom."

    "La vie se fait toute seule et se défait surtout. C'est une chute ou une élévation, en tout cas un mouvement qui ne s'arrête jamais et que la mort seule peut interrompre."

  • "Ne jamais tomber amoureuse" de Melissa Marr

     

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    Aislinn a le don de la vue, c'est à dire qu'elle aperçoit les fés et les fées même lorsqu'ils se rendent invisible des humains. Sa grand-mère lui a toujours dit de se méfier des fés et fait donc semblant de ne pas les voir comme n'importe quel autre être humain. Mais cela devient difficile quand un fé s'intéresse particulièrement à elle. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit du roi de l'été des fés. Aislinn est-elle en danger ? Ou va-t-elle succomber au charme de Keenan ?

    J'avais ce livre dans ma PAL depuis des années maintenant, j'ai donc profité de mes quelques jours de vacances pour enfin le lire ! A l'époque, j'avais été attiré par la couverture et j'étais également dans la période post-twilight. Puis peu à peu, j'ai entendu des avis plutôt mitigés, du coup je l'avais un peu mis de côté.

    Le lecteur rentre directement dans l'histoire puisque nous savons dès le début qu'Aislinn n'est pas comme les autres et qu'elle voit des êtres étranges. Elle vit un enfer chaque jour car ils sont de plus en plus nombreux, elle doit faire attention à ne pas montrer qu'elle les voit, et par dessus tout, un des plus puissants fés s'interessent à elle. Ayant été averti des méfaits des fés, Aislinn est constamment sur ses gardes. Elle se réfugie très souvent chez son plus proche ami Seth. Celui ci est au courant du don d'Aislinn et essaye de la protéger au maximum.
    D'un autre côté, nous assistons également à l'histoire de Keenan, le roi de l'été des fés. Il est souvent accompagné de Donia, sa dernière prétendante qui n'a pas réussi à passer l'épreuve et est donc condamné à vivre dans le froid et la glace. Keenan s'intéresse à Aislinn car il pense qu'elle pourrait devenir sa reine. Il va alors tout faire pour la convaincre qu'elle est l'élue.

    Cette histoire ressemble assez à Twilight et la comparaison a été maintes et maintes fois faites. Le triangle amoureux est également très présent, du début à la fin. Globalement, j'ai été assez prise dans l'histoire. Il s'agit néanmoins d'un premier tome et il faudrait vraiment que je tombe sur la suite pour avoir envie de la lire.

    Bref, un moment de lecture agréable mais pas transcendant !

  • "La fin de l'innocence" de Meg Abbott

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    Lizzie et Evie sont deux adolescentes inséparables. Un soir après l'école, Evie disparait brutalement. Lizzie est la dernière personne à l'avoir vue. Le père d'Evie se tourne alors vers l'amie de sa fille en la priant de se souvenir d'un détail afin de pouvoir retrouver sa fille, ou de moins un indice. Elle va alors aider à sa manière, fouillant dans sa mémoire mais également en passant beaucoup de temps chez les parents d'Evie...

    J'avais entendu beaucoup de bien des romans de Meg Abbott sur la blogosphère et j'avais besoin de lire un policier ou thriller, je me suis donc tournée vers "La fin de l'innocence" que j'ai trouvé d'occaz sur internet.

    Tout d'abord, je comprends pourquoi les romans de Meg Abbott font parler d'eux (parce qu'apparemment c'est le cas pour ses autres romans) : il y règne une ambiance vraiment étrange ! Le lecteur est plongé dès les premières pages dans une atmosphère spéciale, voire tendue. Beaucoup de non-dits ou de choses que l'on nous cache volontairement. Cela crée vraiment un climat qui laisse le lecteur dans le flou. Jusqu'à la fin ? J'ai eu peur de cela au début. Je dois dire que je n'aime pas trop les livres sans fin ou sans réelle explication. Ici, Meg Abbott nous lâche quelques infos ici et là mais laisse tout de même la volonté au lecteur de choisir son propre dénouement.

    L'histoire de ses deux jeunes filles, adolescentes, amies plus que tout, nous est dévoilé par la narratrice Lizzie. Elle va d'ailleurs apprendre au fur et à mesure de l'enquête qu'elle ne connait pas si bien que ça sa meilleure amie. Encore des mystères et des blancs volontaires...
    Je dois dire que les personnages secondaires comme les membres de la famille d'Evie m'ont paru assez étranges. Le lecteur se met alors à imaginer dix milles scénarios possibles.
    Au final, je n'aurais pas imaginé cette fin là, mais elle ne m'a pas dérangé plus que ça.

    En reposant le livre, je garde vraiment une impression étrange et j'ai du mal à savoir si j'ai réellement apprécié cette histoire ou pas... C'est un livre qui vous fera cogiter pendant mais surtout après votre lecture !

  • "Les jolis garçons" de Delphine de Vigan

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    Emma nous livre les trois rencontres masculines qui ont rythmé sa vie : Mark, Ethan et Milan. Des relations avec des hauts et des bas, des moments de vie et des réflexions à la "De Vigan".

    Delphine de Vigan est une de mes auteurs préférés et j'aime découvrir que ce soit ses anciens romans comme ses derniers. Ce que j'aime chez elle c'est sa manière de choisir les mots, de les assembler et de nous livrer quelque chose de beau.

    Ici, il ne faut pas se focaliser sur l'histoire, puisqu'en réalité il n'y en a pas vraiment. On survole la vie d'Emma à travers les relations qu'elle a eu avec ces trois hommes. La première partie m'a totalement surprise, je ne vous dirais pas pourquoi bien sûr, mais je peux vous dire qu'on a l'impression qu'elle s'adresse directement au lecteur grâce au vouvoiement. On se sent impliqué mais petit à petit on comprend qu'Emma s'adresse à une personne bien précise.

    Dans la deuxième partie, l'auteure s'amuse au principe de répétition, sans être pour autant ennuyeuse. Cela m'a amusé car le fait de choisir ce style là renvoie directement à la personnalité de l'homme dont il est question dans cette partie.

    La troisième partie est plus fournie en détails, comme si elle voulait tout nous montrer. Le lecteur devient spectateur à part entière. Et encore une fois l'auteure nous renvoie à l'homme qu'elle nous décrit.

    Ce petit livre est assez court, à peine 149 pages. Même s'il peut se lire rapidement, je dois dire que je me suis attardée sur le style si particulier de Delphine de Vigan. Alors certes, ce n'est pas mon préféré, mais je suis tout de même contente de l'avoir découvert !

    Petites citations pour la route : "J'aime bien les bars et les soirées, les endroits où il y a du monde, j'aime regarder les gens, les écouter, parfois il me semble que la vie m'échappe, se soustrait, je ne parle pas du temps qui passe, Ethan, je parle de cette sensation étrange et douce, d'être en dehors."

    "J'étais pour ma part convaincue d'une chose : par définition l'amour emporte, accapare, renverse, et rien d'autre ne vaut la peine."