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ciel

  • « Ciel 1.0 : L’hiver des machines » de Johan Heliot

     

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    Dans un futur assez proche (2030), Internet est révolu depuis belle lurette et est remplacé par CIEL à l’échelle mondiale. On a de plus en plus donné vie aux machines et à force de collecter des informations et de nous observer, l’intelligence artificielle a fini par prendre les commandes. Ceci s’est passé durant l’hiver… La famille Keller nous la raconte !

    J’avais découvert le talent de Johan Heliot dans le premier tome de «Les substituts» que j’avais beaucoup aimé. Alors quand ma libraire jeunesse préférée me conseille sa nouvelle saga, je ne pouvais pas refuser.

    Nous voici dans un roman d’anticipation parfaitement crédible puisque dans un avenir proche, soit quelques années, les machines ont pris de plus en plus de place et font parties intégrantes de notre société. A force de les avoir poussées aux maximum, celles-ci ont eu le temps d’apprendre à nous connaitre, nous humains, à nous observer et à analyser notre comportement. Jusqu’au jour où elles ont décidés de prendre le contrôle…

    Tout commence avec la famille Keller : nous avons le grand père Tomi, un ermite qui vit dans les montages et qui a étudié les méfaits du CIEL. Puis, le fils de Tomi, Peter, un militaire qui œuvre pour le gouvernement, ayant des relations un peu tendues avec Tomi. Puis Thomas, le fils de Peter, qui se retrouve coincé dans son internat lorsque commence le bouleversement causé par le CIEL. Puis, Jenny, sœur de Thomas et fille de Peter, qui vit à Berlin. Et enfin, Sarah, l’ex de Peter et mère de Thomas et Jenny.

    Peter, Sarah, Jenny et Thomas devaient se retrouver chez Tomi pour fêter Noël ensemble. Mais étant à l’opposé les un des autres, chacun va vivre à sa façon la prise de pouvoir de l’intelligence artificielle.

    Vous l’aurez compris, nous avons ici 5 narrateurs différents. Cela fait beaucoup mais inutile de vous dire que l’auteur sait là où il veut nous emmener donc pas moyen de se perdre en route. J’ai aimé apprendre à les connaitre séparément mais également à travers les yeux des un et des autres.

    Ce premier tome est bien évidemment la mise en place du processus de contrôle du CIEL sur le monde des humains. C’est une sorte de prologue, qui permet aux lecteurs de bien comprendre les enjeux de cette saga.

    J’ai été plongé dans ce livre du début à la fin. Encore une fois, j’ai admiré le talent d’écriture de l’auteur et sa façon de nous emmener dans son univers. Et pourtant, ce n’était pas chose gagnée, il faut dire que les histoires de prise de contrôle par les machines ne m’attiraient pas plus que ça. Mais j’ai été surprise par la qualité de l’histoire et le fait que ce soit au final très addictif.

    Un petit bémol concernant la couverture un peu trop futuriste à mon goût…

    Bref, encore une très bonne saga qui s’annonce ! Hâte de connaitre la suite !

  • "Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel" de Marianne Rubinstein

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    Yaël, la quarantaine, est quittée par son mari Yann. Simon, leur fils se voient balader entre ses deux parents. Yaël écrit son journal, sa souffrance, ses gestes, ses sentiments en quelques mots, en quelques phrases.

    Un petit résumé car même s'il y a une histoire, ce livre met en avant le personnage de Yaël et de sa situation du moment. Elle passe un cap lorsqu'à 40 ans, son mari la quitte pour une autre. Elle parle d'elle-même, ses peurs, son malheur, ses états-d'âme, ... mais pas que ! Un journal c'est toujours un peu égocentrique, on parle beaucoup de soi. Ici, on apprend que sa soeur passe une période difficile aussi et un rapprochement se crée entre Yaël et sa voisine Cécile et sa fille Olga. Un monde féminin en l'occurence... mais Yaël se décide à avancer et quelques hommes vont apparaître dans sa vie...

    Ce roman mise beaucoup sur les émotions. On suit Yaël dans sa tourmente. Elle passe de la tristesse à la colère en passant par la résignation... et j'en passe !
    Plus on avance dans la lecture, on découvre que le personnage de Yaël s'interroge sur la notion d'âge, et plus précisément sur cette période oscure qu'est le passage à la quarantaine. Elle questionnera d'ailleurs plusieurs femmes à ce sujet et nous en fera part à différents endroits du livre.

    Ce qui m'a un peu gêné dans ce livre c'est les références et les citations nombreuses d'artistes qui ponctuent l'oeuvre un peu trop souvent à mon goût. De plus, je ne connaissais quasiment personne dans les noms qu'elle citait et cela ne m'a pas forcément donné envie d'aller voir plus loin.

    La fin est subtile et m'a paru logique, crédible.

    Bon par contre, niveau style, il faut aimer les phrases courtes et hâchées ! Un peu c'est bien mais beaucoup c'est trop !

    Petites citations pour la route : "La vie retrouve des contours et des contrastes. Elle n'est plus une masse informe de jours amalgamés, mais une succession de moments tissés ensemble dans l'étoffe du temps qui passe. Alors vivre et vite !"

    "On dirait que tu découvres l'amour quand il s'en va? Alors arrête de jouer la veuve corse, le drame en Méditérranée. Au lieu de ne pas supporter d'être quittée, demande toi plutôt si tu l'aimais encore."

  • Ce parfait ciel bleu de Xavier de Moulins

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    Antoine Duhamel, père de deux petites filles regrette sa vie d'avant, celle avec son ex-femme Alice, même s'il vit actuellement une relation avec Laurence. Il se retrouve de plus en plus au côté de sa grand-mère Mouna, qui s'est volontairement placé en maison de retraite six mois après le suicide de son mari. Si Mouna a peur de vieillir et de mourir, Alain lui a peur d'avancer dans la vie...

    Tout d'abord, il convient de dire que ce livre reprend le personnage d'Antoine dans le premier roman de l'auteur : "Un coup à prendre" (qui m'a l'air très intéressant aussi puisqu'il traite de la paternité!)
    Alors l'auteur, pas besoin de vous le présenter, il suffit de regarder le 19h45 sur M6 ! J'ai été surprise de savoir que l'animateur des infos d'M6 prenait aussi la plume de temps en temps et je peux vous dire qu'il réussit très bien dans ce domaine aussi !
    Bon revenons au livre, il traite de différents sujets : l'après divorce, l'avenir, la solitude, la mort, les relations familiales, ... bref un peu de tout ! On voit petit à petit le rapprochement du petit fils et de sa grand mère, Antoine se livre et Mouna devient sa confidente jusqu'au moment où les rôles s'inverseront ...
    Les personnages sont attachants, le style est facile à lire et m'a tout de suite accroché !
    La couverture est très jolie et encore une fois je ne suis pas déçue par les éditions Au diable Vauvert !
    Et puis mon petit carnet c'est très vite retrouvé avec beaucoup de citations, ça montre bien que j'ai aimé hein ? ;)

    Je remercie Babelio et les éditions Au Diable Vauvert pour l'envoi et la découverte de ce livre !


    Petites citations pour la route : "Son truc, c'est l'harmonie. Une manière bien à elle de composer, de toiletter son passé, d'en prendre soin en regardant en avant, exactement mon contraire."

    "On est toujours hypocrite au début d'une histoire. On cache ses zones d'ombre et ses vilains défauts. On prend facilement l'autre pour une Ferrari avant de lui en vouloir de n'avoir à offrir qu'un moteur de 2CV."

    "Elle a raison la vieillesse, ça ne sert à rien, sauf peut-être à apprendre aux enfants à profiter de la vie avant la liste d'attente pour la Résidence des Lilas. A comprendre qu'il faut vivre sans se retourner. Commencer à oublier avant d'être lâcher par sa mémoire. L'entretenir en refusant de se souvenir d'hier pour mieux embrasser demain."

    "Il y a des blessures contre lesquelles on ne peut rien, parce qu'elles peuvent durer une éternité lorsqu'on préfère les polir au lieu de les tuer vraiment, en avançant."

    "Je veux arrêter d'avoir mal quand je regarde en arrière, d'avoir peur quand je regarde en avant."

    "Alors quand la vie fait sa garce, parce que la vie peut facilement nous faire dérailler et prendre un mauvais tournant, il ne faut pas hésiter à descendre au plus profond de soi et refaire jaillir une odeur, une matière, une image, une note de musique, quelque chose de doux pour affronter la violence, et, surtout s'en protéger."

    "C'est que les vieux sont des miroirs que l'on fuit pour ne pas avoir à penser à demain et éviter encore un peu le chaos irréfutable qui nous tend les bras"

    "Parce que la vie passe tellement vite qu'on n'a pas le choix, il faut la mordre à pleines dents en acceptant que les situations nous échappent, sans s'en faire."

  • "Le ciel est partout" de Jandy Nelson

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    Bailey, la soeur de Lennie, est morte. C'est un choc pour tout le monde mais surtout pour Lennie et Toby, le petit ami de Bailey. Ils ont tous les deux du mal à se remettre de cette mort prématurée, si bien qu'ils se rapprochent dangereusement...
    Lennie retourne pourtant au lycée et y rencontre le nouveau : Joe. Il est musicien comme elle. Ils apprennent à se connaître...

    C'est un superbe roman pour ado (mais aussi destiné aux plus grands ^^) sur différents thèmes : le deuil, la relation fusionnelle entre deux soeurs, les relations amoureuses, les sentiments ambigües, la famille, l'écriture, la musique, la littérature, ect... Bref on y retrouve tellement de choses que n'importe qui pourrait s'y retrouver !
    C'est réellement un petit coup de coeur pour moi. Je l'ai d'ailleurs lu très vite (1 ou 2 journées).
    J'ai beaucoup aimé les petites notes de Lennie tout au long du roman, écrit sur différents supports. Les personnages sont vraiment attachants; j'ai particulièrement adoré la petite famille de Lennie : la grand mère "verte" et l'oncle Big, coureur de jupon !

    Bref, je le recommande pour passer un agréable moment ^^