Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

albin michel - Page 3

  • "Muchachas Tome 3" de Katherine Pancol

     

    muchachas 3.jpg

     

    Attention Spoiler !!!

     

    Après avoir été un peu déçue par le tome 2 car l'histoire se concentrait énormément sur Gary/Hortense/Calypso, j'ai été agréablement surprise par ce tome 3 ! En effet, dans ce dernier tome, l'auteure s'attache à parler de chaques personnages que l'on avait aperçus dans le premier tome. On y retrouve donc l'histoire de Joséphine mélangée à celle de Stella, de Léonie, de Ray, d'Adrian... mais également de Gary, Hortense, Calypso...

    J'aime la façon dont Katherine Pancol nous parle du quotidien de ses personnages. Parfois juste quelques lignes ou à des moments plusieurs pages, sont consacrés à un personnage bien précis, même si évidemment les personnages secondaires sont tout aussi importants.
    J'adore également la manière dont l'auteure transite d'un personnage à un autre. On y retrouve un lien même si les personnages en question ne sont pas dans la même ville ou même s'ils ne se connaissent pas. ça donne du style à l'ouvrage et montre bien que chaque chose est pensée et démontre enfin la qualité du bouquin.

    Encore une fois j'ai passé de très bons moments à côté de cette multitude de personnages que j'ai appris à connaitre au fur et à mesure des pages (et des tomes !). J'ai eu l'impression de dévorer ce troisième tome, même si je ne l'ai lu qu'en trois jours (ce qui est à peu près mon habitude de lecture).

    Le titre répétitif s'explique dans les trois tomes et change par rapport à "la trilogie des animaux" !

    Concernant ce final tant attendu, je dois dire que l'auteure nous invite à patienter encore une fois, puisque certaines histoires restent en suspend, notamment celle d'Hortense et d'Elena, ou encore celle de Gary/Hortense/Calypso. Par contre, le final de l'histoire de Stella me semble correct et celui de Joséphine également. Alors on peut se poser plusieurs questions : l'histoire va-t-elle continuer ? Doit-on attendre une suite ? Une nouvelle trilogie ? Il va falloir patienter pour connaitre les réponses à ces questions...

    Petites citations pour la route : "L'amitié, comme l'amour, c'est faire attention à l'autre."

    "Le bonheur, c'est une affaire intérieure. Entre soi et soi."

    "C'est comme ça que les choses arrivent parfois, parce qu'on y croit sans renoncer, sans lâcher pied et que ça allume des feux d'espoir dans la tête."

    "La vie fait des miracles. Faut pas croire que tout est noir même si nous le répète tout le temps, faut croire aux exceptions et surtout, surtout, il faut croire qu'on est soi-même une exception."

    "Il n'y a rien de plus beau que ce qui peut se passer entre un homme et une femme. Cet amour-là est unique, parfait, même s'il ne dure que trois minutes, tu m'entends ? Trois minutes de bonheur parfait suffisent à remplir une vie. Avec toi, j'en ai en pagaille, des rations de trois minutes, alors je vais être un homme heureux."

    "Le malheur, on peut l'accepter. A condition qu'il s'arrête un jour. Qu'importe la date ! Pourvu qu'il y en ait une. Alors on peut être patient et endurer. Mais si on ne vous donne pas de date, si on rajoute du malheur tout le temps, ce n'est pas supportable. ça rend fou."

    "C'est aussi ça le bonheur. Quand tout est à sa place et qu'on a un siège réservé. Et la vie est partout. Elle jaillit de la musique, d'une image, d'une odeur, d'une scène de la vie quotidienne."

  • "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre

    au, revoir, là-haut, pierre, lemaitre, albin michel, guerre, gueule, cassée

    A quelques jours de la fin de la première guerre mondiale, Albert Maillard, simple soldat dans les tranchées, s'aperçoit que le lieutenant Pradelle, son supérieur, a tué deux soldats de sa compagnie en faisant croire à tout le monde que l'ennemi les avait tués. Pradelle décide donc de se débarrasser d'Albert. Ce dernier finit enterré vivant dans un trou. C'est alors qu'intervient Edouard, un autre soldat qui parvient à libérer Albert. Malheureusement, un obus fera d'Edouard ce qu'on appellera plus tard : une gueule cassée.

    Nous suivons ici la vie de ces trois personnages : Pradelle, Albert et Edouard. Au lendemain de la guerre, la vie est difficile pour tous. Il faut savoir sortir son épine du jeu et le lieutenant Pradelle, devenu capitaine en novembre 1918, l'a compris depuis fort longtemps. Pradelle est le personnage que l'on va détester du début à la fin. C'est le côté obscure de la guerre, ambitieux à un point qu'il fera tout pour parvenir à ses fins.
    Quant à Albert, on se prend d'affection pour lui dès la première ligne. Un peu simple d'esprit mais tout de même assez débrouillard, il affronte la vie au côté d'Edouard son sauveur, qui a bien morflé. En effet, celui ci a perdu sa machoire, il ne lui reste qu'un grand trou. Impossible de parler et de manger, Edouard tombe peu à peu dans la drogue, notamment à cause de la morphine.

    Bref, vous l'aurez compris, ce n'est pas facile pour Albert et Edouard de se relever après toutes les épreuves qu'ils ont vécues. Mais grâce à leur amitié parfois bancale, ils finiront par avoir des projets (et quels projets !).

    Je n'ai pas vu passé les quelques 567 pages, tellement l'histoire nous hâpe dès le début. Je retrouve avec plaisir la plume de Pierre Lemaitre, un de mes auteurs favoris en polar. Bien qu'ici, il est délaissé son genre de prédilection, l'auteur du dernier Goncourt s'en sort admirablement bien et mérite amplement les divers récompenses qu'il a reçu.

    Même si le thème de la guerre 14-18 n'est pas forcément quelque chose qui me passionne, j'ai apprécié cette histoire et surtout la façon dont nous est conté la vie d'Albert et Edouard (j'en oublie volontairement ce Pradelle). En effet, le lecteur a l'impression que le narrateur s'adresse directement à lui par quelques petites phrases par ci par là. Ce style m'a plu et a facilité ma lecture face à un thème des moins réjouissants (mais néanmoins très intéressant) de la littérature.

    En résumé, n'hésitez pas à plonger dans ce petit pavé !

    Petites citations pour la route : "Aujourd'hui, évidemment, il jugeait les choses assez différemment. Il savait que la guerre n'était rien d'autre qu'une immense loterie à balles réelles dans laquelle survivre quatre ans tenait fondamentalement du miracle."

    "Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après."

    "Perdre, c'est être humain."

  • "Muchachas Tome 2" de Katherine Pancol

     

    muchachas t2.JPG

     

    Attention risque de spoiler sur le tome 1 !

     

    Gary s'entraine à fond pour un passage sur scène avec Calypso qu'il avait repéré dans un bar. De son côté Hortense cherche l'idée nouvelle qui lui permettra de lancer enfin sa ligne de vêtement. Elle va être aidé par Elena, la vieille dame qui veille sur Gary et Hortense. On y découvre qu'elle cache quelque chose et je pense que nous en saurions plus dans le tome 3.
    A côté de ça, nous avons quelques nouvelles de Philippe, Joséphine, Zoé, Shirley...

    J'attendais beaucoup de ce deuxième tome étant donné que nous avions quitté le tome 1 avec un rebondissement de taille... et puis en commençant ce tome ci, je me rends compte que l'auteure s'est énormément attardé sur le couple Gary - Hortense. J'étais un peu déçue de ne pas avoir de nouvelles de Stella et des autres nouveaux personnages qui ont fait leur apparition dans le premier tome.

    En effet, l'auteure nous livre la vie très prenante de Gary et d'Hortense. Une vie qui semble un peu tourmentée ces temps ci que ce soit par le travail ou peut-être par de nouveaux sentiments qui arrivent peu à peu. Ce n'est pas que je n'aime pas ces personnages mais j'aurais aimé que l'on s'attarde également sur les autres personnages. D'ailleurs, une belle part est donné à Calypso Munez, la jeune fille qui s'entraine avec Gary. On y découvre son histoire et il semble également y avoir des secrets non dévoilés...

    Bien évidemment, on retrouve la très belle écriture de Katherine Pancol, qui nous livre de magnifiques citations et qui sait très bien mettre en avant les petites choses de la vie. C'est vraiment une des auteurs contemporaines dont j'apprécie le plus la plume. C'est simple mais ça parle à tous le monde !

    Bref, une légère déception sur ce tome, mais j'ai tout de même hâte de lire le tome 3 !

    Petites citations pour la route : "L'homme ne pouvait compter sur rien ni personne dans la vie. L'homme était seul. Toujours."

    "Je cache mon malheur sous des couches de bonheur."

    "Sa vie était remplie de malheurs qui n'arrivaient jamais. Mais elle vivait dans la peur qu'ils se produisent. C'est ça le pire, Hortense, vivre une vie immobile où il ne se passe rien tellement tu as peur."

    "L'amour n'est pas que contemplation, il est aussi dévoration. l'amour est cannibale."

    "Le bonheur, il ne faut pas lui courir après, il faut le fabriquer soi-même. Voilà le secret."

  • "Les morsures du passé" de Lisa Gardner

    les morsures du passé.JPG

    En deux jours, le commandant D.D Warren se voit d'enquêter sur les meurtres de deux familles assassinées selon le même mode opératoire. A priori, rien ne les relie : dans le premier cas, la père semble avoir tué sa famille à cause d'ennui financier et dans le second cas, il semble être question de trafic de drogue. Mais D.D Warren ne semble pas d'accord.
    D'un autre côté, nous avons Danielle, infirmière dans un centre pédopsychiatrique, qui a vu son père tué sa mère, son frère et sa soeur avant de se suicider lorsqu'elle avait neuf ans. Vingt cinq ans après, la date anniversaire approche...

    Mes lecteurs m'avaient chaudement recommandé les bouquins de Lisa Gardner et je dois dire que j'avais très envie de découvrir cette auteure.

    Même si l'enquêtrice D.D Warren est un personnage récurrent chez Lisa Gardner, je n'ai pas eu trop de mal à apprendre à la connaitre. Il me semble qu'elle a du subir pas mal de choses dans le passé, car nous découvrons un personnage assez froid et qui possède un sacré caractère.

    J'ai trouvé le début un peu long et je dois dire que je ne voyais pas l'engouement suscité chez pas mal de lecteurs. Et puis, petit à petit ça se met en place et les évènements s'enchainent beaucoup plus rapidement. On commence à établir plusieurs hypothèses et je dois avouer que j'ai tout compris vers la fin. La deuxième moitié du bouquin m'a beaucoup plus intéressée et à partir de ce moment là, j'étais plus concentrée dans ma lecture.

    J'ai eu un peu peur au début d'avoir encore un roman policier qui se finit avec une note surnaturelle et qui ne s'explique pas par la raison. Cette impression provient du centre pédopsychiatrique où nous avons affaire à des enfants traumatisés et qui s'exprime énormément par la violence que ce soit envers soi-même ou vers autrui. Les enfants semblent répondre à des voix ou des fantômes et les adultes essayent par tous les moyens de rentrer en communication avec ces enfants. C'est violent, parfois choquant mais c'est malheureusement un triste constat. J'ai apprécié la note de l'auteur à la fin du livre qui explique ses recherches et la part de fiction qu'elle a rajouté ici.

    L'auteure nous livre trois narratrices différentes : D.D warren, Danielle mais aussi Victoria, une maman d'un enfant psychotique. A chaque début de chapitre, nous avons la narratrice dont il est question, ce qui nous permet de nous repérer facilement.

    En bref, j'ai trouvé très intéressant d'aborder le thème des enfants psychotiques et des centres pédopsychiatrique, mais je n'ai pas trouvé l'enquête ultra passionante. Malgré tout, je pense retenter l'expérience d'un autre livre de Lisa Gardner pour me faire une idée plus générale sur cette auteure.

  • "Muchachas" Tome 1 de Katherine Pancol

    muchachas t1.JPG

    Difficile pour moi de résumer ce premier tome sans parler de la célèbre trilogie Crocodiles/Tortues/Ecureuils de Katherine Pancol. Bah oui, parce qu'en réalité dans "Muchachas", l'auteure reprend pas mal de personnages présents dans sa précédente trilogie. Nous y retrouvons donc Hortense, Gary, Joséphine, Zoé, Philippe et même Junior ! J'ai pris plaisir de les retrouver, de les redécouvrir et de me souvenir de leur histoire respective.

    La petite nouveauté dans "Muchachas" c'est l'arrivée d'autres personnages. Des personnages qui n'ont d'ailleurs à priori aucun rapport avec les précédents. Mais on se doute bien qu'il y a un fil quelque part qui va les relier entre eux. Mais pour le savoir, encore faut-il le lire ! ;)

    Du coup, j'ai fait la connaissance de Stella, une jeune femme qui n'a pas eu une vie facile : sa mère se fait tabasser régulièrement par son mari Ray, le pompier héros du village. Tout le monde semble au courant de ce que subit Léonie, la mère de Stella, mais personne n'intervient. Plus discret, nous avons également Tom, le fils de Stella qui ne peut s'épanouir correctement quand il voit son père une fois de temps en temps et dont il n'a pas le droit de parler... Stella, elle, se livre peu, mais petit à petit le lecteur parvient à cerner ce bout de femme au sacré caractère !

    J'ai adoré retrouver le style si particulier de Katherine Pancol, que j'avais découverte grâce à sa trilogie au nom d'animaux. Elle parvient avec beaucoup de talent à décrire le quotidien de ces nombreux personnages qui au fond nous ressemble un peu. On s'approprie certaines personnalités, on en deteste d'autres... On vit tout simplement avec les personnages sans s'ennuyer une seule seconde !
    Concernant l'écriture, Katherine Pancol nous livre de belles reflexions sur la vie. Pas moyen d'échapper à quelques citations magnifiques qui me plaisent tant ! Préparez votre crayon ! ;)

    Vous l'aurez compris, j'ai pris un immense plaisir à lire ce premier tome d'une trilogie qui s'annonce très bien ! Je vais d'ailleurs avoir du mal à ne pas foncer sur le tome 2 de suite !

    Petites citations pour la route : "La nuit, Joséphine se dit que le bonheur n'est pas une marchandise qu'on pose sur le comptoir, qu'on pèse et qu'on achète pour mieux le posséder, c'est un état d'esprit, une décision de l'âme. Le bonheur, c'est d'avoir les yeux grands ouverts et de le chercher partout.
    Et elle a décidé d'être heureuse."

    "Parfois, les souvenirs déferlent sans crier gare. Ils surgissent en petites séquences tels des bouts de pellicule qu'on aurait coupée par-ci, par-là. Elle est assise devant un écran blanc sur lequel on projette sa vie."

    "Les gens étaient trop épuisés pour rêver. Il ne leur restait que l'argent et la télé comme menus espoirs."

    "On ne comprend pas tout dans la vie et les meilleurs choses sont toujours celles qu'on n'attend pas."

    "On a tous, à un moment de notre vie, le privilège d'attraper un début de bonheur. On veut tous le prendre délicatement et le faire durer le plus longtemps possible. C'est ça, le plus difficile. Le faire durer."