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fleuve

  • "Et je danse, aussi" d'Anne Laure Bondoux et Jean Claude Mourlevat

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    Pierre-Marie Sotto est un célèbre écrivain notamment depuis que son dernier roman a reçu le prix Goncourt. Il est habitué à recevoir du courrier notamment des gens qui lui envoient leurs manuscrits. Un jour, il reçoit une enveloppe d'une Adeline Parmelan, il ne l'ouvre pas et lui envoi un mail pour lui expliquer pourquoi il agit ainsi. Adeline lui répond et commence alors une étrange correspondance entre ces deux personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont cette enveloppe en commun.

    Il me tardait de découvrir ce roman écrit par deux auteurs jeunesses que j'apprécie tout particulièrement. J'avais hâte de les voir agir dans le monde de la littérature contemporaine à destination des adultes cette fois.

    Nous faisons la connaissance de deux personnages que tout opposent mais qui finalement vont apprendre à se connaître l'un l'autre à travers un échange de plusieurs mails. Petit à petit, on comprend qu'un lien les unit et que la fameuse enveloppe y est pour quelque chose. Le lecteur est curieux et a envie que l'écrivain Pierre Marie Sotto l'ouvre, mais on comprend assez vite pourquoi il ne le fait pas et j'ai respecté ce choix. Alors forcément, on se demande quel est ce lien et on s'imagine plusieurs scénarios. On le vit presque comme une énigme policière. J'ai aimé le suspense que nous livre les deux auteurs. Cela permet de nous tenir en haleine jusqu'au bout.

    J'ai également apprécié la complicité qui se forme entre les deux personnages. On apprend à les connaître en même temps qu'eux. Et on s'y attache assez vite.

    Le style épistolaire me plait beaucoup et le fait que tout cela se fasse par mail retranscrit bien l'histoire dans notre époque actuelle.

    Bref, un bon roman feel good !

  • "Imagine le reste" d'Hervé Commère

     

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    Fred et Karl sont amis depuis toujours et trainent dans les mêmes combines pourries. Un jour, ils dérobent un sac en cuir avec à l'intérieur deux millions d'euros. De quoi se payer une nouvelle vie en quittant Calais pour le Sud et surtout retrouver Carole, la fille qu'ils ont toujours aimée. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévues, et bientôt le sac va se retrouver en possession de Nino, un jeune chanteur de bar qui tente de percer. Il deviendra célèbre en devenant le meneur d'un groupe de rock. Mais très vite sa route va croiser celle de Serge, à qui appartient le fameux sac en cuir, qui ne pense qu'à une chose le récupérer au plus vite !

    J'avais pas mal de fois croiser ce roman sur la toile et sa couverture m'a également tapé dans l'oeil. Difficile de classer ce livre en polar ou en roman. Je me suis simplement laissée porter par l'histoire.

    L'auteur nous livre le portrait de quatre personnages : Karl, Fred, Nino et Serge. Quatre personnages qui vont se croiser au fur et à mesure de l'histoire. Nous avons tout d'abord Karl et Fred. On apprend à connaitre leur quotidien fait de galères, de combines, parfois un peu d'amour. Puis rentre en jeu ce fameux sac en cuir avec tous ces billets à l'intérieur. Karl et Fred rêvent alors d'une vie meilleure. Néanmoins, la vie va en décider autrement. Rentre alors en scène : Nino. Encore une fois, le lecteur apprend d'abord à connaitre ce personnage qui passe de chanteur de bar minable à une célèbre rock star ! A contrario de Fred et Karl, Nino considère ce sac comme un piège, comme un mauvais présage. A-t-il raison ? L'auteur fait alors place au dernier personnage phare du roman : Serge. Alors que le lecteur en a entendu parler depuis le début du roman, cette dernière partie nous permet de faire connaissance plus amplement avec lui, de connaitre son histoire et par là même l'histoire du sac en cuir.

    Vous l'aurez compris, le sac en cuir est l'élément déterminant de l'histoire, le fil rouge qui relit chaques personnages entre eux.
    Le style est assez différent de ce que l'on peut croiser habituellement mais c'est ce qui fait l'originalité de ce roman. Je dois dire que c'est assez bien trouvé de la part de l'auteur de nous faire mijoter à chaque nouvelle partie. Cela entretient le suspense et nous donne envie de continuer à tourner les pages pour connaitre le fin mot de l'histoire. Du coup, à nous présenter les choses ainsi, le lecteur se forge plusieurs théories sur le pourquoi du comment. Inutile d'en dire plus, il suffit pour cela d'ouvrir ce roman et de s'y plonger intégralement !

    Petites citations pour la route : "On ne restera pas longtemps, on sera vieux sans avoir rien vu venir, on le sait tous dans un coin sous nos crânes mais on s'en parle peu, et peut-être est-il temps de ne plus en perdre trop, de ne plus s'éviter, enfin de vivre ensemble."

    "Il le fallait, c'était comme ça, on ne pouvait pas passer sa vie sans y goûter du mieux possible, c'est Mayerling qui l'avait dit. Accomplir son devoir, celui d'être plus heureux que nos parents, au moins essayer. L'heure approchait. On verrait bien ce que nous réservait la suite, pour le savoir, il fallait au moins la vivre. Imaginer le reste était une chose merveilleuse. Faire tout ce que l'on peut pour voir en face son destin s'accomplir était une chose plus belle encore."

    "Il songeait aux illusions, celles dont on se berce, que l'on choisit de croire et suivre, celles que l'on se refuse, aussi, parfois, sans que l'on puisse jamais s'en vouloir, le tout étant de continuer, de vivre encore et d'essayer, de regarder, de s'écouter, de parfois se laisser aller."

  • "Juste une ombre" de Karine Giebel

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    Cloé est une femme puissante et sûre d'elle. Alors qu'elle rentre d'une soirée, elle se retrouve face à face avec un homme cagoulé, habillé de noir. On dirait presque une ombre. Pourtant, il ne se passe rien, aucune agression mais la peur est bien présente. L'individu s'enfuit et depuis ce fameux soir, Cloé n'a de cesse de voir cette ombre partout... Alors que ses proches la croient folle, l'inspecteur Gomez, que plus rien ne raccroche à la vie, s'intéresse à son histoire...

    Je ne connaissais Karine Giebel que de nom. Je sais qu'elle a gagné le prix polar sncf et j'avais entendu beaucoup de bien de ses précédents romans. Je me suis donc lancée dans son nouveau thriller à l'aspect psychologique, genre que j'affectionne particulièrement (surtout depuis Robe de Marié de Pierre Lemaitre !).
    Bien qu'il s'agit d'un véritable pavé de 500 pages environ, je vous le dis tout de suite : ce livre est très dur à lâcher ! Le suspense est au rendez-vous et l'histoire est rondement bien menée.

    En ce qui concerne Cloé, on s'aperçoit que sous sa carapace de femme meneuse et de travailleuse acharnée, se trouve un être assez fragile qui cache un lourd secret. Pour l'inspecteur Gomez, c'est le personnage qui m'a le plus touché. Sa vie personnelle n'est vraiment pas au top et j'ai admiré sa capacité à se plonger dans le boulot coûte que coûte !
    A propos de cette mystérieuse ombre, je me suis parfois demandée, comme Cloé, si elle était réelle ou non et je me suis plusieurs fois interrogée sur la personne qui se cachait derrière !
    Vous l'aurez compris, les personnages sont bien détaillés et faits pour que l'on ne les oublie pas !

    Concernant le style de l'auteure, les phrases sont courtes pour donner du rythme à l'histoire. L'écriture est agréable à lire et le livre est très prenant !
    J'ai particulièrement apprécié la fin, pas forcément "d'happy end"... enfin cela dépend bien sur des points de vues !

    Bref, si vous aimez les thrillers halletants où la peur, la paranoïa, l'angoisse et la manipulation sont de la parties, alors n'hésitez plus et plongez vous dans "Juste une ombre" !

    Petites citations pour la route : "Réussir, toujours. Pour oublier qu'un jour on a échoué."