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  • "Bellevue" de Claire Berest

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    Alma a trente ans. C'est un cap difficile à passer pour elle car elle pète complètement un cable : elle trompe son copain Paul avec un écrivain célèbre qu'elle rencontre pour la première fois, elle décide d'éteindre son portable afin de ne plus donner signe de vie à son entourage. Elle boit de plus en plus et finit même par se mutiler... Deux jours plus tard, elle se réveille dans un hôpital psychiatrique...

    Le résumé me tentait bien et lorsque Babelio le propose dans son dernier masse critique, je l'ai choisi avec plaisir. Malheureusement, je ressors un peu déçue de cette lecture...

    Cette année j'ai moi aussi trente ans (et pas mal d'amis à moi également...) donc forcément, ce livre ne peut que me parler ! Néanmoins je ne m'attendais pas à un tel remue ménage. En effet, la narratrice perd complètement pied : elle ne supporte plus son copain du jour au lendemain, se met à boire à outrance et fait n'importe quoi. Je dois être trop "terre à terre" car je n'ai pas réussi à comprendre ce personnage, ni à ressentir de l'empathie pour elle.

    Concernant l'écriture, le style oscille entre langage soutenue et passage assez cru. Cela correspond au moment où elle revient sur ce qui s'est passé durant ces deux fameux jours.

    Malgré tout, je ne peux nier que l'auteur parvient très bien à retranscrire cette folie et la mal-être de son personnage. Malheureusement, je n'ai pas réussi à accrocher... dommage !

    Je remercie Babelio et les éditions Stock !

  • "Constellation" d'Adrien Bosc

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    Le 28 octobre 1949, l'avion Constellation s'écrase dans l'archipel des Açores. A son bord, 37 passagers dont le célèbre boxeur et amant d'Edith Piad, Marcel Cerdan. Il n'y aura aucun survivant. L'auteur s'intéresse aux membres de l'équipage, aux passagers et aux possibles causes du crash.

    J'avais repéré ce livre lors de la rentrée littéraire, j'avais donc hâte de m'intéresser un peu plus à cette histoire qui remonte maintenant à pas mal d'années.

    J'ai aimé le fait que l'auteur s'intéresse à chaque personne présent sur le vol. Bien évidemment il parle de Marcel Cerdan, également de la violoniste Ginette Neveu, mais il prend le temps de dresser le portrait de chaque passager et membre de l'équipage. C'est un bel hommage aux victimes.

    On sent donc qu'il y a un véritable travail de recherche et qu'il maitrise son sujet. Malgré tout le style un peu trop journalistique ne m'a pas permis de rentrer totalement dans le récit. Les chapitres courts renforcent cette impression. De plus, l'auteur s'autorise quelques digressions, il s'éloigne donc du récit et part parfois un peu trop loin. Je dois dire que j'ai eu envie de sauter quelques paragraphes, qui n'avaient pour moi, pas lieu d'être. Malgré tout, l'idée de base reste originale.

    Néanmoins le livre est assez court (moins de 200 pages), se lit relativement bien et vite.

     

  • "La blancheur qu'on croyait éternelle" de Virginie Carton

     

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    Lucien, 35 ans, introverti, a du mal à se faire des amis. Il est fan de Jean-Louis Trintignant.
    Mathilde, fan de Romy Schneider, solitaire, ne sort pas beaucoup. Elle travaille dans une chocolaterie.
    Ces deux personnages se ressemblent énormément mais ne se connaissent pas... pourtant ils habitent dans le même immeuble. C'est lors d'une pendaison de crémaillère qu'ils se croiseront pour la première fois !

    J'ai tout de suite été attiré par cette histoire : deux personnages un peu à côté de la plaque qui se rencontrent et font connaissance. J'ai toujours aimé les histoires un peu décalée.

    Ici, l'auteure prend son temps pour nous présenter Lucien d'un côté et Mathilde de l'autre. Ils sont tous les deux solitaires et introvertis. Ils vivent leur vie comme s'ils étaient différents. Ils ont du mal à trouver leur place en société. Alors forcément quand on apprend à les connaitre, on se dit tout de suite qu'ils sont fait pour être ensemble. Et pourtant, la rencontre viendra tardivement (d'une certaine façon... je n'en dirais pas plus... suspense !).

    Certains passages possèdent une police de caractère différente, ce qui permet au lecteur d'avoir accès à divers souvenirs du personnage en question.
    Le livre se découpe en trois parties, ce qui correspond à diverses périodes entre l'hiver 2009 et l'été 2010.

    C'est un roman qui se lit très rapidement et qui n'est pas très épais (222 pages). J'ai aimé prendre le temps de faire la connaissance de ces deux personnages, même si j'aurais aimé que la rencontre officielle vienne plus rapidement.

    Le petit plus de ce roman est sans nul doute les divers témoignages de l'entourage des deux protagonistes. Cela nous donne une autre vision d'eux.

    Bref, c'est un roman sympa sur le moment, mais qui, je pense, ne me restera pas longtemps en mémoire ...

    Petites citations pour la route : "On croit nos blessures enterrées, mais elles ne sont bien souvent que terrées. Un souffle les réveille. Un rien les ravive."

    "En amitié comme en amour, il se pensait périmé sans avoir véritablement consommé."

    "Comment était-il possible de s'être rencontrés loin de chez eux quand chaque jour ils avaient vécu si près l'un de l'autre ? On vit les uns avec les autres. Et, au bout du compte, on est parfois si seuls au monde."

  • "Les mots qu'on ne me dit pas" de Véronique Poulain

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    L'auteure Véronique Poulain nous livre un récit autobiographique. Elle nous raconte le quotidien d'avoir des parents sourds.

    De son plus jeune âge où elle était fière de dire à tous le monde que ses parents étaient sourds, avec entre temps un passage où l'adolescence amène à détester cet handicap, aujourd'hui, elle leur rend hommage.

    Ce livre n'est pas sans rappeler l'actualité cinématographique, puisqu'il y a peu, est sorti au cinéma "La famille bélier" qui nous livre à peu près le même contexte.

    Ici, la narratrice est donc l'auteure elle-même. Par quelques lignes ou encore quelques paragraphes, Véronique Poulain nous dresse quelques anecdotes de son quotidien. Ce n'est pas toujours facile, mais il y a également de bons moments à souligner.

    Elle exprime donc plusieurs sentiments comme la honte ou la gène. Elle nous raconte les regards, l'incompréhension, des scènes cocasses,... Elle nous explique que petite, elle adorait le bruit, entendre parler, écouter les voix des autres. Puis petit à petit, elle a préféré et apprécié le silence.
    Elle nous révèle sa lassitude de devoir s'expliquer sur le handicap de ses parents, de devoir répondre aux questions des autres, ...
    Mais au final, on sent une évolution dans son personnage. Elle a murit et accepte mieux la surdité de ses parents. Elle leur rend d'ailleurs hommage à plusieurs reprises.

    Concernant le style d'écriture, l'auteure emploie les mots comme ils viennent, sans tabou, ni censure. Le lecteur pourra parfois être choqué par ce langage un peu cru, mais je trouve qu'il colle assez bien à la personnalité de la narratrice et aux situations décrites.

    Je dois avouer que je suis passée par plusieurs émotions en lisant ce très court roman : il y a des moments touchants, des moments où l'on a envie de gifler cette Véronique ou encore des moments où on se surprend à sourire !

    Bref, un roman qui vous fera passer par une palette de sentiments divers et variés !

    Petite citation pour la route : "On n'imagine pas à quel point les sourds sont bruyants."

  • "Petits arrangements avec nos coeurs" de Camille de Peretti

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    Ce livre c'est l'histoire d'un couple : celui de l'auteure, Camille de Peretti et de Stanislas, son premier amour. L'auteure nous livre les débuts difficiles du couple (Stanislas est un amoureux transi et Camille semble complètement détachée) puis leurs disputes , leur rupture et enfin leur retrouvaille...

    A travers différentes anecdotes de leur vie ensemble, Camille de Peretti nous livre une version quasi destructrice de l'amour. Bien évidemment, il y a des bons moments, mais ce qui ressort le plus, c'est bien sûr les mauvais moments : les disputes, l'éloignement, ...

    Ce livre se découpe en trois parties bien distinctes. La première regroupe leur début ainsi que leur vie ensemble à Londres où Stanislas travaille. La deuxième partie regroupe leur road trip. Il s'agit entre autre d'une énième tentative de sauver leur couple. Puis la dernière partie fait référence à l'issue finale de leur couple.

    J'ai trouvé le personnage de Stanislas assez naïf dans l'ensemble. Il se comporte comme un amoureux transi du début à la fin. Il semble se laisser tout le temps marcher sur les pieds et ne trouve que l'excuse de partir en voyage pour essayer de sauver sa vie amoureuse. Quand à Camille, elle semble être toujours un peu paumée et perdue dans son couple. C'est noir ou blanc avec elle, tout va bien ou tout va mal. La nuance a du mal à se faire, même si ce livre est une tentative d'explication sur la nature de leur relation si particulière.

    Vous l'aurez compris, ce livre est une ode aux relations amoureuses complexes. J'ai aimé décortiquer un couple de leur début à leur fin. On se retrouve à certains passages ou on aimerait avoir vécu certains moments. J'ai également adoré la fin que j'ai trouvé hyper touchante et émouvante.

    J'ajoute encore un mot sur la très belle écriture de Camille de Peretti qui m'avait déjà beaucoup charmé dans son premier roman "Thornytorinx".
    Enfin, ce livre se lit bien et hyper rapidement.

    Petite citation pour la route : "Il nous faut du temps. Le temps seul nous éloigne et nous laissera nous rapprocher, s'il est permis."