Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • "Lièvre et Ours vont à la pêche" d'Emily Gravett

    lièvre, ours, vont, pêche, emily, gravett, kaléidoscope

    Lièvre et Ours partent à la pêche. Ours adore pêcher et ça se voit. Lièvre, lui, l'aide à porter le matériel et passe du temps à ses côtés. Ours pêche un peu n'importe quoi : une fois il attrape le chapeau de Lièvre, puis c'est une grenouille ou encore un roller. Va-t-il enfin finir par pêcher du vrai poisson ?

    Cet album est à destination des tout-petits. En effet, il n'y a pas beaucoup de texte (une phrase à peine par page) et les illustrations prennent beaucoup de place.

    Justement les illustrations sont un peu vieilliotes, un petit côté rétro qui ne me déplait pas. On voit très bien le crayonné d'Emily Gravett, ça donne un aspect authentique au dessin, comme si nous avions les planches originales sous les yeux.

    J'aime le trou dans la couverture qui met en avant les deux personnages : Lièvre et Ours.

    Cet album démontre un beau moment de complicité entre le lièvre et l'ours. Même s'ils ne partagent pas la même passion de la pêche, cela ne les empêchent pas de passer du temps ensemble. Et c'est le principal ! ;)

    Cet album se lit hyper vite et bien qu'il soit très bien fait, je trouve qu'il n'apporte pas grand chose. J'ai largement préféré "le grand livre des peurs" ou encore "le problème avec les lapins".

    Je remercie les éditions Kaléidoscope !

  • "On ne voyait que le bonheur" de Grégoire Delacourt

    voyait, que, bonheur, grégoire, delacourt, jc lattès

    Antoine nous raconte sa vie par petits morceaux : son métier d'expert en assurance, sa famille (une mère qui l'abandonne, un père qui a un cancer, deux soeurs jumelles dont l'une morte quand elle était petite et la deuxième qui ne dit qu'un mot sur deux) mais également sa vie d'aujourd'hui (sa femme adultère et ses deux enfants Joséphine et Léon).

    Petit à petit, nous nous faisons une idée du personnage d'Antoine. Il se caractérise comme un lâche, quelqu'un qui n'a jamais osé, quelqu'un qui regarde mais qui n'agit pas. Et pourtant, alors que sa vie fout le camp, il va faire quelque chose d'horrible...

    Ce livre se découpe en trois parties : la première expose la vie d'Antoine jusqu'à ce fameux choc (je vous laisse découvrir par vous même ce dont il s'agit), la deuxième c'est l'après choc et enfin la troisième partie donne voix à sa fille Joséphine.

    Je dois dire qu'après avoir lu ses précédents romans (L'écrivain de la famille, La liste de mes envies, La première chose qu'on regarde) "On ne voyait que le bonheur" est assez différent. Plus noir mais également beaucoup plus psychologique, l'auteur nous entraine vers le côté obscur de l'humain. Il m'a été difficile d'accrocher avec le personnage d'Antoine. Même si on apprend à le connaitre petit à petit par les gestes du quotidien ou par son passé tourmenté, je ne peux cautionner ce qu'il a fait. Du coup, j'ai eu une impression de malaise durant ma lecture. Ce livre ne peut donc vous laisser indifférent et pour cela je tire mon chapeau à l'auteur, qui arrive toujours à nous surprendre, que ce soit de bonnes ou mauvaises façons.

    Les chapitres sont courts, l'histoire n'est pas forcément toujours dans l'ordre chronologique, mais on s'y fait relativement vite. J'aime la manière d'écrire de Grégoire Delacourt : une petite touche de poésie avec un langage de tous les jours.

    Même si je tais volontairement l'évènement majeur qui va tout remuer dans l'histoire, je peux seulement vous dire que l'auteur aborde des thèmes divers et variés : le sentiment de lâcheté, les liens familiaux, l'hérédité,...

    Contente d'avoir découvert le dernier Delacourt, même si pour moi, ce n'est pas son meilleur.

    Petite citation pour la route : "J'aimais cet instant très doux. Nous n'avions pas de passé. Pas de futur. Juste l'étourdissement d'un instant de grâce. Qui ne demandait rien. N'attendait rien."

  • "Une bibliothèque en voyage" de Pascal Brissy et Frédéric Benaglia

     

    bibliothèque,voyage,pascal,brissy,frédéric,benaglia,nathan,premiers romans

     

    Madame Chut est bibliothécaire. Elle prend bien soin des livres et de sa bibliothèque, malheureusement personne n'y vient. Elle décide donc de faire sortir les livres et de les emmener à la mer. Mais en route, elle va rencontrer plusieurs problèmes... Va-t-elle réussir à aller jusqu'à la mer ?

    Voici un roman première lecture qui ne pouvait que me plaire puisqu'il parle de livre et de bibliothèque. De plus, étant moi même bibliothécaire, ce petit roman ne pouvait que me parler !

    J'ai un petit bémol à faire sur la bibliothécaire justement ! Pourquoi faut-il forcément qu'elle soit petite, avec des lunettes et coiffé d'un chignon ? La littérature jeunesse est censée donner une image juste de notre société et je trouve que ce livre renforce un apriori tenace et qui me déplait fortement !

    Outre ce petit défaut, j'ai beaucoup aimé cette histoire ! L'enthousiasme des gens envers les livres,  que Madame Chut va rencontrer sur son chemin me plait beaucoup. La solidarité est aussi beaucoup mis en avant et je trouve ça très bien.

    Le texte est simple et écrit gros, idéal pour les lecteurs débutants, soit à partir de 6 ans. Les illustrations sont colorées et très sympa.

    Bref, un roman première lecture sympa avec un bel hommage donnés aux livres !

    Je remercie les éditions Nathan !

  • "Perdus au musée !" de Laure Monloubou

     

    perdus,au,musée,laure,monloubou,kaleidoscope

     

    Aujourd'hui, c'est sortie scolaire au musée ! La maîtresse explique les règles de bonne conduite avant d'y entrer. Justin est très content : il va pouvoir rester avec Noémie et lui tenir la main toute la journée ! Ensemble, ils découvrent plein de belles choses (des tableaux, des sculptures, ...) quand soudain il se rendent compte que leurs camarades ont disparus... Ils sont perdus !

    Je deviens de plus en plus fan du travail de Laure Monloubou ! J'avais eu un coup de coeur pour "Au bain ! " et récemment j'avais eu le plaisir de chroniquer son album "Maman arrive... ". Encore une fois, le charme a opéré !

    Cet album met en avant plusieurs choses : la peur de se perdre dans les lieux publics, l'important d'être à deux dans des situations délicates, l'amour et l'amitié, mais également l'art notamment avec la découverte du musée.

    J'adore l'histoire en elle-même mais également les petits détails comme par exemple lorsqu'un personnage parle, il y a une bulle (comme dans les BD) et le texte dedans est écrit en attaché, comme si c'était un enfant qui avait écrit, alors que le reste de la narration est d'une typographie normale et traditionnelle.

    Je le redis mais j'adore les illustrations. Nous avons un univers très colorés et qui se rapproche énormément des dessins des enfants. J'aime la rondeur du crayonné et tous les petits détails que l'on y découvrent.

    Bref, vous l'aurez compris, c'est une très bonne découverte !

    Je remercie les éditions Kaléidoscope !

  • "La bibliothèque des coeurs cabossés" de Katarina Bivald

     

    la bibliothèque des coeurs cabossés.jpg

    Sara, libraire en Suède, entretient une correspondance avec Amy, une vieille dame passionnée par les livres et qui vit à Broken Wheel, dans l'Iowa, aux Etats-Unis. Sara vient de perdre son travail, Amy lui propose donc de prendre quelques jours de vacances chez elle. Sara, solitaire, prend son courage à deux mains et traverse l'Atlantique. Mais à son arrivée, elle apprend qu'Amy est décédée. Alors qu'elle pourrait se sentir perdue, la communauté de Broken Wheel va entourer et aider Sara dans son projet d'ouvrir une librairie grâce aux livres d'Amy !

    Si ce n'est pas déjà fait, vous allez entendre parler de ce livre, c'est obligé ! Voici un roman feel good, un livre doudou, comme je les aime !

    Déjà, nous faisons la connaissance de Sara, jeune libraire qui vient de perdre son travail. C'est une véritable passionnée des livres, elle les dévore et se laisse facilement absorber par l'intrigue, quitte à oublier le monde réel. Vous l'aurez compris, ce livre rend un très bel hommage aux livres et aux métiers qui s'y rapporte (bibliothécaire, libraire, éditeur, auteur...).
    J'ai également beaucoup apprécié le fait que l'auteure cite des titres d'ouvrages contemporains tels que La couleur des sentiments ou encore Le cercle de littérature des amateurs d'épluchures de patates. Ce sont des livres que j'ai lu et apprécié, c'est donc très sympa de les retrouver ici.

    C'est un livre assez prenant, on n'a aucune envie de le poser et on se retrouve à tourner les pages une à une sans pouvoir s'arrêter. On se prend facilement à apprécier Sara mais également l'étrange communauté des habitants de Broken Wheel.

    Ce roman aborde également plein d'autres thèmes comme la ruralité, l'homophobie, le racisme, ... Le tout est traité en toile de fond, ce qui fait que ce roman reste un bon livre détente.

    Inutile de dire que pour moi, c'est presque un coup de coeur. J'ai passé un très bon moment aux côté de Sara, mais aussi d'Amy, notamment grâce aux lettres qu'elles a envoyés à Sara, retranscrites à plusieurs endroits dans le livre.

    N'oublions pas cette belle couverture qui donne envie d'ouvrir le livre et de s'y plonger !

    Je remercie les éditions Denoël !

    Editeur : Denoël
    Auteur : Katarina Bivald
    Traductrice : Carine Bruy
    Titre : La bibliothèque des coeurs cabossés
    Date de parution : 15 Janvier 2015