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gallimard

  • "Chanson douce" de Leïla Slimani

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    Paul et Myriam ont deux enfants : Mila et Adam. Il est temps pour Myriam de reprendre une activité professionnelle, alors ils décident d'embaucher une nounou. C'est ainsi que Louise arrive chez eux. Louise est au petit soin, s'entend très bien avec les enfants et devient vite indispensable... jusqu'au jour du drame...

    ça y est, j'ai lu le dernier Goncourt ! 
    J'en avais entendu du très bon mais également des choses plus nuancées. Il était temps pour moi de me faire mon propre avis.

    Tout commence par la fin, ou plus exactement le drame dont j'ai parlé un peu plus haut. Nous savons donc tout de suite comment cela se finit, mais l'intérêt du roman reste de savoir comment cela a pu se produire et qu'est ce qui a amené les choses à un tel point.

    Nous faisons tout d'abord la connaissance de la petite famille : Paul, Myriam, Mila et Adam. Nous nous rendons compte assez rapidement que pour le couple, même s'ils aiment profondément leurs enfants, il ne faut pas que leur vie change de trop. C'est pour retrouver leur train de vie d'avant qu'ils décident d'engager Louise. Au fur et à mesure du livre, quelques chapitres sont consacrés à Louise et à son passé, avant d'arrivée chez eux.

    Le lecteur tente alors de comprendre le pourquoi de son acte et essaye d'y chercher une raison qui pourrait expliquer ce qu'elle a fait. C'est là que le bat blesse pour moi. En tournant la dernière page du roman, j'ai ressenti une impression d'inachevé, de pas fini. C'est pourquoi ce n'est pas un chef d’œuvre pour moi.

    Malgré tout l'auteur arrive à nous mettre dans l'ambiance dès le départ. Elle parvient à sonder l'humain assez précisément et traite de plusieurs grands sujets comme l'éducation ou encore le niveau social et tout ce qui en découle.

    Bref, c'est un roman bien écrit, très intéressant par sa construction et le thème choisi.

  • "Le mystère Henri Pick" de David Foenkinos

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    Dans un petit village de Bretagne, une bibliothèque un peu particulière a vu le jour : les écrivains dont les maisons d'éditions ont refusé leurs manuscrits, sont invités à les déposer dans cette fameuse bibliothèque. Delphine, jeune éditrice en vacances dans la région, y déniche un chef-d’œuvre écrit par un certain Henri Pick. Après de rapides recherches, ce dernier, pizzaïolo, est mort il y a quelques années. La famille de ce dernier ont un peu de mal à croire à son talent d'écriture, lui qui n'a jamais ouvert un livre de sa vie. Véritable succès littéraire, le doute plane sur la véritable identité de cet auteur...

    Vous vous doutez bien qu'avec un tel sujet, je ne pouvais que lire cet ouvrage !

    Déjà l'idée d'une telle bibliothèque m'a tout de suite plu et attiré. Je trouve l'idée très originale et étant moi-même bibliothécaire, ce livre ne pouvait que me parler !

    L'auteur parvient très bien à nous plonger dans le monde si particulier de l'édition à travers le personnage de Delphine, jeune éditrice chez Grasset. On suit également les galères de son conjoint, écrivain, qui a connu un sacré bide avec son premier roman. Et enfin, l'univers des bibliothèques est aussi mis en avant avec le personnage de Magali, qui a repris le flambeau du créateur de la bibliothèque des manuscrits refusés.

    Le livre traite le sujet des phénomènes littéraires. Cette fois, ce n'est pas vraiment le sujet du livre qui intéresse les gens mais plutôt le mystère qui tourne autour de l'identité de l'auteur du roman en question. Un vrai boom commercial ! Du coup, on se prête au jeu et on se demande si c'est réellement Henri Pick qui a écrit "Les dernières heures d'une histoire d'amour" ou si cela n'est qu'une machination depuis le début ?

    J'avoue que certains indices plantés par ci par là par l'auteur m'ont aidé à deviner le final. Mais David Foenkinos nous laisse tellement d'originalité que cela ne m'a pas dérangé.

    Je suis également ravie de retrouver le style si particulier de l'auteur que j'avais adoré dans "La délicatesse" ou encore "Les souvenirs".

    Bref, un roman original sur le monde des livres ! J'ai adoré !

    Petites citations pour la route : "Selon lui, la question n'était pas d'aimer ou de ne pas aimer lire, mais plutôt de savoir comment trouver le livre qui vous correspond. Chacun peut adorer la lecture, à condition d'avoir en main le bon roman, celui qui vous plaira, qui vous parlera, et dont on ne pourra pas se défaire."

    "On ne pouvait composer un bonheur sur un fond parsemé de souffrances. Mais c'était plus facile à dire qu'à vivre, et les humains avaient moins de temps que les villes pour se rebâtir."

  • "Et ils oublieront la colère" d'Elsa Marpeau

     

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    Eté 1944, Marianne  Marceau est accusée de collaboration horizontale et s'apprête à être tondue sur la place publique... Été 2015, un jeune prof d'histoire, passionné par la seconde guerre mondiale, est retrouvé assassiné sur le terrain des Marceau. Quel lien peut-il y avoir entre les deux faits ? Garance, gendarme,  est chargée de l'enquête.

    J'avais envie de lire un petit polar et ce roman noir est arrivé dans mes mains. A peine 230 pages et l'histoire d'un meurtre qui aurait un lien avec des événements historiques datant de soixante dix ans, m'a intrigué.

    Je ne connais pas forcément bien l'histoire de l'épuration après la libération et ce roman m'a permis d'en apprendre davantage. J'aime quand un livre me permet de découvrir des choses ou de parfaire mes connaissances. Je dois dire que l'histoire de Marianne m'a réellement intéressée. Le récit nous la présente dès le début comme une jeune femme accusée d'avoir eu une relation avec l'allemand qui vivait sous le toit de Marianne, sa soeur Colette et son frère Paul. Marianne semble avoir un caractère fort et ne pas se laisser faire. L'auteur nous la présente comme une jeune femme haïssant les allemands et surtout celui qui s'est installé chez eux. Alors comment peut-elle être accusé d'un tel motif ? Petit à petit, grâce à plusieurs flashbacks, l'auteur parvient à nous dévoiler la réponse à cette question.

    A côté de ça, un jeune prof d'histoire est retrouvé mort près du lac, sur la propriété des Marceau. Nous faisons alors connaissance avec la famille : il reste Colette et sa fille Rose, ainsi que Christophe Marceau (le fils de Paul) et sa famille. Paul est placé en maison de retraite. Garance fait rapidement le lien entre l'histoire de Marianne en 1944 et le meurtre du jeune homme. Mais comment relier ces deux points ? Voici ce qu'il reste à découvrir !

    L'auteur s'attarde également sur l'histoire personnelle de Garance, avec plusieurs souvenirs de celle-ci. Je dois avouer que c'est ce qui m'a le moins plu dans ce livre. Je n'ai pas réussi à accrocher avec ce personnage...

    Malgré sa maigre épaisseur, ce livre noir m'a fait passé un très bon moment et m'a permis d'en apprendre plus sur l'épuration.

    Petites citations pour la route : "Avant j'étais dévoré de curiosité. Maintenant, j'ai peur de savoir."

    "Il est si difficile, en voyant les vieillards d'aujourd'hui, d'imaginer les meurtriers d'hier ! "

  • "C'est dimanche et je n'y suis pour rien" de Carole Fives

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    Léonore a décidé de mettre sa vie en parenthèse pour retrouver la tombe de son premier amour, José, au Portugal. Elle ne sait pas exactement où il repose mais s'engage dans ce voyage un peu particulier, au rythme des souvenirs et des révélations.

    J'avais découvert Carole Fives avec son livre "Que nos vies aient l'ait d'un film parfait" et j'avais aimé sa façon d'écrire sur des sujets pas très joyeux mais d'actualité.

    Ici, nous rencontrons Léonore, une femme qui a du mal à avancer dans la vie. Du jour au lendemain, elle part retrouver la tombe de José, son premier amour, quitte à délaisser son amant actuel Laurent. C'est un voyage qu'elle redoute et qu'elle reporte depuis longtemps, mais cette fois elle ose. Une manière d'avancer à sa manière. On assiste donc à ses démarches administratives parfois laborieuses et aux différentes rencontres qu'elle trouvera sur son chemin.

    A côté de l'histoire de Léonore, qui petit à petit nous livre son histoire avec José, nous avons quelques passages en italique qui donne voix à José. Ce sont pour la plupart des souvenirs n'ayant parfois aucun rapport avec Léonore.

    Petit à petit, nous découvrons alors comment José est mort, les circonstances et les conséquences pour son entourage et notamment pour Léonore.

    Encore une fois, l'auteure s'attache à un thème difficile à exploiter mais elle le fait avec une très belle plume qui nous accompagne du début à la fin. J'aime sa manière de nous présenter ses personnages. On en apprend sur eux petit à petit, par petite touche, sans nous livrer tout d'un coup. On prend le temps de les connaître et forcément on s'attache à eux.

    L'auteure nous parle également des immigrés portugais qui arrivent en France dans les années 70, pour trouver du travail, notamment construire les maisons des français, alors qu'ils vivent dans des conditions difficiles, parqués dans des genres de bidonvilles.

    Je remercie Babelio et les éditions Gallimard.

  • "L'amour et les forêts" d'Eric Reinhardt

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    Le narreteur est écrivain. Il rencontrera une de ses fans (chose qu'il fait rarement) Bénédicte Ombredanne. En deux rendez-vous et quelques correspondances, Bénédicte se livre sur sa vie, son quotidien et sa réalité. Elle est victime d'harcèlement par son mari. Il la surveille, l'humilie devant ses deux enfants. Petit à petit elle ne se sent plus libre. Et pourtant, elle va agir à sa façon : rencontrer l'écrivain dont les romans lui ont fait du bien, ou encore se prendre un amant pour une seule et unique fois.

    Voici un des romans de la rentrée littéraire qui m'avait interpellé et que je m'étais promis de lire. J'avais écouté et vu le passage d'Eric Reinhardt à l'émission La Grande Librairie sur France 5 et cela m'avait encore plus donné envie de le lire.

    Le thème du harcèlement conjugal est au cœur de ce roman, même si d'autres thèmes viennent s'y greffer : la passion de la lecture et de l'écriture (notamment par la rencontre entre le narrateur écrivain et Bénédicte) ou encore la liberté de ses choix ou plus globalement de sa vie.
    J'ai aimé la manière dont l'auteur nous parle du problème de Jean-François, le mari de Bénédicte. Le harcèlement du mari envers sa femme se fait progressivement. La tension (comme les révélations) montent crescendo, pour en arriver à une fin où tout être humain qui se respecte, finit par haïr ce Jean François.

    J'ai aimé le personnage de Bénédicte, sa façon de vouloir se prouver qu'elle est encore vivante en faisant des choses interdites par son mari : elle rencontre l'écrivain en cachette et se prendra un amant Christian avec pour but de ne se voir qu'une seule et unique fois.

    Concernant le style de l'auteur, j'ai trouvé certains passages assez longs. Des paragraphes entiers qui pourrait très bien se résumer en une ou deux phrases. A contrario, il y a des moments forts qui m'ont transportés. Malheureusement, ils sont plutôt rares comparés aux longueurs trop présentes à mon goût.
    J'ai aimé la deuxième partie du livre où l'auteur s'intéresse à ce qu'est devenu Bénédicte après une longue période sans nouvelles. Mais je n'en dirais pas plus pour garder un peu de suspense ! ;)

    Bref, une lecture intéressante malgré quelques longueurs...